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Y’a des agents pathogènes partout

Dans la série : dégonades et prolifération, d’où vient le danger ?

vendredi 6 février 2004, par Mireille-Caroline

Pour approfondir un tel sujet, le mieux est d’aller sur le terrain. Interroger les témoins, les rescapés et les responsables. Qui est susceptible d’être la cible ? Comment s’articule l’organisation générale ? Peut-on s’en prémunir ? Existe t-il un ou des remèdes ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’ennemi N°1 de la démocratie, sans oser le demander. Le tout remboursé par la S.S.

Leur apparences

Ils sont considérés comme étant les plus petits. Vous ne pourrez pas trouver d’individus aussi minimalisés dans le monde des vivants. Le problème c’est qu’ils sont tous différents, d’où la difficulté de les localiser et de les reconnaître.

Leur pouvoir

Ce sont des transformistes, ils mutent à volonté. C’est de leur capacité à muter qu’ils tirent leur immense pouvoir. Ce qui fait d’eux des ennemis redoutables.
Sur toute la planète des gens les espionnent jusque dans leur plus stricte intimité, avec l’espoir de découvrir la stratégie qui les anéantira.

Leur particularité

Ils s’organisent dans des cellules. A partir delà, ils ne peuvent se multiplier. La cellule peut et a intérêt à fusionner avec d’autres pour sa survie. D’où le danger qu’ils représentent pour l’humanité. Un élément jeter hors de la cellule peut parfaitement intégrer un autre organisme en se joignant à d’autres cellules du même type ou présentant des caractéristiques idéales à son épanouissement.

Où peut-on les rencontrer ?

Il y en a dans tous les organismes. Et partout on trouve l’ennemi installé. Heureusement tous ne sont pas capables de déclencher une catastrophe. Seul l’agent pathogène et ses sbires sont réellement dangereux. L’homme sera toujours un danger pour l’homme. Il arrive cependant que parfois la nature affecte l’homme et que l’homme infecte la nature(le mot nature est cité par beaucoup de scientifiques écrivains, c’est pourquoi nous reprenons ce terme).
Il faut savoir qu’ils se conservent mieux au froid et que la chaleur les fragilise. Mais attention certains sont très résistants même en milieu chaud où ils auraient tendance à incuber, voir à proliférer.

Est-on égaux face à l’ennemi ?

Cela dépend en fait de l’individu. Certains vont être affectée par leur présence, d’autres contaminés et d’autres n’en ressentiront aucune perturbation. Nous avons peu de statistiques sur la différence de sensibilité d’un humain à l’autre. On avance l’hypothèse d’éléments interagissant dans l’environnement.

Pourquoi tant de haine ?

Les agents pathogènes ne pensent qu’à leur propres survie, c’est pourquoi ils nous rendent si malades. Mais en nous perturbant, ils perturbent leur propre environnement, ils s’auto détruisent en quelques sorte. Il arrive que malheureusement en se détruisant, ils nous détruisent et que nous en mourrions.

Comment peut-on procéder à leur arrestation ?

Il existe très peu de solution, la meilleure étant de s’en prémunir. Les agents pathogènes n’ont ni intelligence, ni instinct, ils se transforment selon leurs besoins du moment. C’est pourquoi ils sont si dangereux et si peu reconnaissables. Leur mutation s’opère en deux phases. La première est dû au hasard, le besoin de se diversifié sans idée de départ. La seconde tient à une sombre histoire de « sélection naturelle ». Lors de la mutation certains vont se révélés faibles et disparaîtront. Ceux qui survivent vont transmettre à leurs descendance leurs nouvelles caractéristiques. Ainsi, vont apparaître de nouveaux agents pathogènes totalement inconnus des services de recherches.

Pourquoi sont-ils indestructibles ?

Olivier Sonigo nous explique : « Nos modes de vie et notre environnement, qui autrefois était limités, sont en perpétuel changement (urbanisation, déforestation, alimentation collective, transfusion, voyages, nouveaux comportements, ...) Ces conditions permettent de trouver de nouveaux terrains propices à leur reproduction. »
On peut affirmer que nous sommes les premiers responsables de la prolifération des agents pathogènes, souvent à notre corps défendant.

Les combattants de l’ombre

Les groupes d’observation, constitués de médecins, sont chargés d’effectuer des prélèvements sanguins chez les patients touchés par la maladie. Grâce à ces prélèvements les chercheurs vont les analyser et tenter de reconnaître les agents pathogènes en voie de mutation ou mutants. Ce sont les mutants qui seront responsables de la prochaine contamination, d’où l’importance de les observer pour mieux les combattre dès leur premières manifestations.

Le Réseau public, il est constitué d’un certain nombre de médecins qui communiquent les informations recueillies sur la population infectée (âge, sexe, ville, etc.)
Ces informations permettent d’établir une carte géographique de l’étendue de l’épidémie.

Quel comportement doit-on adopter face à eux ?

Encore une fois nous sollicitons Pierre Sonigo pour la justesse de ses propos et sa tolérance : « Lorsque nous sommes fascinés ou effrayés par un phénomène, c’est que nous ne le comprenons pas. Si les virus m’apparaissent comme des « êtres » vivants passionnants à étudier en aucun cas je veux me laisser emporter à leur égard... - Mon rôle se limite à comprendre comment ce phénomène naturel peut influer aussi violemment sur nos vies humaines afin d’apprendre à nous battre contre ses invisibles machines de souffrances et de mort. »

Marie-Odile Monchicourt : « Ils font partis de ces être parasites qui représentent l’une des plus terrifiantes forces du mal contre lesquelles nous n’avons pas fini d’apprendre à nous battre. - Il est fascinant de se rendre compte que ces entités d’un autre monde sont extraordinairement petites, fragiles et instables. Le contraire des "qualités" généralement recherchées pour l’élaboration d’une machine du guerre. »

Impossible à ce jour de chiffrer le nombre réel des épidémies virales dans le monde. Certaines étant identifiées sont combattues et d’autres dites « éradiquées ». Cependant les chercheurs crient « attention » rien ne dit que les agents pathogènes de certaines maladies ne referont pas surface sous une autre forme dans quelques années.
Les virus sont des sales bêtes qui ne vivent que pour leur survie personnelle et beaucoup ont la vie dure. Un grand nombre parviennent à avoir notre peau. Au chapitre des maladie qui reviennent en force la « peste ».

NB : Avez-vous remarqué que le mode de vie des virus n’était pas sans rappeler le modus vivendi de certaines factions politique ?
Et l’anagramme de « limiter » reste quand même « militer ». Il serait intéressant de superposer la carte d’une épidémie en Europe sur la carte de la croissance de certaines mouvances... Peut-être trouverions de quoi combattre l’une et l’autre avec efficacité. Sachant que les scientifiques parviennent par la génétique à rendre des agents pathogènes, en vecteur à défaut de les rendre agents endogènes...

CISMeF]
INRA département santé animal
Laboratoire Génétique et Pathologie

Ou bien vous saississez "agents pathogènes " ou "virus" sur google et vous lisez !

bibliographie :
La Menace de Dominique Leglu che Robert Laffon
Maladies du tabac de Dominique Blancard Diffusion Estem

Et bien sur :
Virus, Dr Jekyll ou Mr Hyde ? de Pierre Sonigo édition Platypus Press


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