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Les concierges de l’épisode 2 à 8

mercredi 3 mars 2004, par Mireille-Caroline

La mère Michu une vieille occupante de l’immeuble pointe le nez dans le hall. Elle va faire ses courses...
- Bonjour Monsieur Zig. Ca se réchauffe pas, hein !

- C’est ZEIG pas Zig. Bonjour madame Michu, moi j’ai le sang chaud, alors j’ai jamais froid. Vous, vous êtes fait une beauté aujourd’hui, vous allez draguer ?

- Vous rigolez, j’ai autre chose à faire...
- Faut pas dire ça madame Michu, vous êtes encore jeune, un homme dans les bras ça fait du bien.

- Avec toutes les maladies qui courent ! C’est de la folie que de vouloir avoir un copain et puis je suis bien tranquille sans homme.

- Allons madame Michu, tous les hommes n’ont pas des maladies. La patronne, elle est bien contente que je lui réchauffe le derrière tous les soirs, vous pouvez me croire. Regardez la Trochu, elle se prive pas. Hier soir elle est rentrée avec un type qui pourrait être son fils, et toute la nuit elle a chanté. C’est son voisin monsieur Calvère qui me l’a dit.

- Madame Trochu fait ce qu’elle veut de ses fesses avec qui elle veut, moi j’ai d’autres chats à fouetter.
- Ha ouais ! Il paraît que le gars d’à côté il vous regarde avec envie. C’est peut-être un bon coup !
- Quel gars à côté ?
- Celui du cinquième étage de l’immeuble à madame Tadzi. Vous savez le jeune qui fait de la politique.
- Non, je ne vois pas et moi je ne fais pas de politique.
- Mais si, vous le connaissait, le petit qu’est toujours fringué comme un cadre, sérieux et tiré à quatre épingles.
- Vous voulez parler d’Eric ?
- Dame, chais pas s’il s’appelle Eric. Je sais qu’il est sérieux d’après ce que m’a dit la mère Tadzi. Tiens ! Regardez le voilà qui sort...

- Bonjour !
- Bonjour Eric, vous allez bien ?
- Oui, merci madame Michu, je vais voir mes parents. Bonne journée madame Michu.
- A vous aussi Eric.

- Ben vous voyez que vous le connaissez, vous avez vu comment il est aimable avec vous ?
- Allons, allons, monsieur Zeig, ce ne sont que des rapports de bon voisinage, rien de plus. Vous avez trop d’imagination. Je vous laisse, j’ai beaucoup de chose à faire. A plus tard.
- A plus, mais je vous dis qu’il vous lorgne le gamin. Vous devez lui rappeler une amie de sa mère. Et puis, il est toujours tout seul et vous êtes rassurante. Un de ces quatre la Trochu, elle va vous le souffler sous le nez.
- Grand bien leur fasse. Bye !

- Nadia !
- Oui Omard, que veux-tu ?
- T’as fais les courses ?
- Oui Omard !
- C’est con, t’aurais pas oublié quelque chose, cherche bien ?
- Non, Omard, je te promets.
- Dommage car tu vas aller me chercher des cigarettes, mais tu passes par la rue Simplon. Et tu fais fissa. Je veux savoir si la Michu elle a pas rancard avec le mec d’à côté.
- Quel mec ?
- Le minet qui vient de passer. Grouille-toi bordel. !
- J’y vais sans mon manteau, tu me donnes des sous ?

- Bonjour vous allez bien ?
- Et vous m’ame Tadzi ?
- Ca se maintient. Quoi de neuf ?
- Y’a votre locataire du 5ème qui vient partir par la rue Simplon et la mère Michu qui lui fille le train. Je demande s’ils ne fricotent pas ensemble tous les deux. Rendez-vous compte, elle l’appelle par son prénom.
- Non ! Pas possible !
- C’est comme je vous le dis. Ils font comme si de rien n’était, mais je vous le dis moi, y’a anguille sous roche. Croyez-en mon expérience. Je viens d’envoyer Nadia acheter des cigarettes, elle va les suivre. On va savoir !
- Vous parlez d’une histoire ! Madame Michu a l’air tellement comme il faut et le petit Eric si gentil et si bien élevé. J’aurai jamais cru ça d’eux !!! Tous des pervers ! Quand mon homme va savoir ça !

- Vous savez, faut pas se fier à l’eau qui dort. Bonjour madame Trochu, ça va comme vous voulez ?
- Oui, merci Omard.
- Vous n’avez pas entendu des bruits de gloussements c’te nuit madame Trochu ?
- Moi, non, pourquoi ?
- Parce monsieur Calvère, il m’a dit que toute la nuit, il a entendu une poule s’envoyer en l’air.
- Ho ! Si c’est Calvère, c’est pas grave. Ce vieux cochon, il entend des partouzes dans tout l’immeuble. Il paraît, d’après lui, que le soir du côté des fenêtres de la loge, il entend : « Allez ! La grosse amène ton cul que je lui fasse sa fête et enlève ta culotte d’abord ! »
- Hô ! C’est un vieux dégoutant. Vous savez pas ce qu’il m’a dit l’autre jour ?
- Non ! Quoi ?
« Ma chère madame Tadzi, je vous trouve de plus en plus belle. » - Je le jurerai pas, mais il semble qu’il m’a touché les fesses !
- Il vous a touché les fesses ? Vous l’avez dit à votre homme ?
- Omard, vous connaissez mon homme, il lui aurait cassé la tête, et l’autre vieux machin il aurait porté plainte. J’veux pas qu’il aille en prison mon bonhomme !
- Vous avez raison m’ame Tadzi. Au revoir madame Trochu bonne journée ! Mais, s’il recommence vous allez faire quoi ?
- Je ne sais pas, je vais essayer de l’éviter. C’est quand même dommage qu’il soit malade le père Calvère, c’est un bel homme. Il pourrait se trouver une gentille petite femme ! Tien ! revoilà la votre....

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feuilleton 3

Nadia frigorifiée reviens avec les cigarettes et un air qui en dit long. Elle a des révélations surprenantes à faire à son mari et à madame Tadzi la concierge. Sur ce va arrive monsieur Calvère.

- Alors ?
- Omard t’avais raison, ils fricotent. Ils sont entrés dans le même café !
- Ils s’embrassaient ?
- Je ne sais pas, j’ai continué mon chemin, surtout que la mère Michu m’a dit bonjour. Je ne pouvais pas rester à regarder...
- Mais quel âge elle a la Michu ?
- La quarantaine m’ame Tadzi.
- C’est du propre, le petit il a ..... Au plus 25 ans.
- M’ame Tadzi, c’est dans les vieux pots qu’on fait la bonne soupe, comme on dit !
- Bonjour tout le monde !
- Bonjour monsieur Calvère, alors il paraît que cette nuit madame Trochu vous a fait un concert ?
- Ha ! mes braves gens, ne m’en parlez pas. C’est une garce la Trochu, une belle garce certes, mais une sacrée garce quand même.

- Vous dites ça, mais vous aimeriez bien vous la faire, pas vrai m’sieur Calvère ?
- Monsieur Zeig, voyons, ce n’est pas une façon de parler devant les dames. Mes hommages madame Zeig et à vous aussi madame Tadzi. Toujours en beauté. Au fait Madame Tadzi, j’ai un petit soucis qui provient de votre immeuble. Des petites infiltrations d’eau.
- De mon immeuble ?
- Oui, chère madame, si vous le voulez je vais vous montrer tout de suite d’où ça provient ?
- Maintenant ? mais mon mari n’est pas là et c’est où ?
- C’est au second étage, vous n’avez pas de conduite d’eau qui fuit ?
- Je ne crois pas.
- Allons voir cela ensemble, vous venez !
- Oui, monsieur. A plus tard messieurs dames.
- Vous viendrez me dire si la fuite est réparée m’ame Tadzi.

- Pourquoi tu souris Omard ?
- Parce qu’hier le père Calvère il a mis la main au cul de la mère Tadzi. Et que cette ... n’en a parlé à son mari. Elle a peur que son homme soit trop violent. Tu parles ! Moi, je te le dis, ils ont trouvé une combine pour se tripoter en douce.
- Tu as raison Omard, en plus t’as vu comment elle lui a dit que son mari n’était pas là ?
- Ouais, à l’heure qu’il est, je te paris qu’elle joue à culottes baissées.
- Comme la mère Michu avec le petit jeune ?
- Oui ma vieille. Au fait, tu sais pas que ce vieux cochon, il écoute derrière nos fenêtres le soir ?

- Ha bon !
- Oui, il a raconté à la Trochu qu’il m’avait entendu te demander d’enlever ta culotte.
- Ho, mon dieu ! Qu’est-ce qu’il va penser de moi ?
- Ce qu’il veut, tant que t’enlève pas ta culotte avec lui !
- Je te promets Omard, je le fais qu’avec toi.
- T’as intérêt si tu ne veux pas te ramasser une branlée. Bon, on va rentrer. Tu vas me demander pardon à genoux pour avoir mal fait la course. Allez vite, à la maison.
- Omard, si les enfants nous voient ?
- les mômes n’ont rien à foutre dans notre chambre. Vu !

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4

Fin de journée, Zeig Omard est de nouveau devant son immeuble. Monsieur Calvère rentre chez lui. Madame Tadzi sort ses poubelles, madame Michu rentre, monsieur Son Eric aussi, et madame Trochu sort toute pimpante.

- Alors M’sieur Calvère, cette fuite ?
- C’est bien ce que je pensais, ça venait de chez madame Tadzi. Hein Madame Tadzi ?
- Oui c’est vrai, heureusement que vous savez bricoler. Lundi je ferais venir le plombier.
- Je repasserais lundi chère madame Tadzi pour voir, allez je me rentre.

- Alors ! Il a recommencer à vous toucher les fesses ?
- Omard ! Vous exagérez, enfin oui.. Mais je lui ai dit que j’étais une femme sérieuse. Il l’a très bien compris.
- Il a arrêté comme ça ?
- Oui madame Trochu !
- Vous m’étonnez, avec moi il en a fallu plus...
- Comment ça plus ?
- Je ne vais pas vous faire un dessin. Mais, j’ai dû céder un peu et après il m’a fichu la paix.
- Un peu ! Cet homme est un rustre !
- Eric vous êtes jeune, avec le temps vous serez moins tranché.
- Madame Trochu, l’âge ne fait rien à l’affaire, je n’insisterai pas si une femme, me disait non.
- Ce serait une gourde, si elle vous disait non, mignon comme vous êtes. Ca me viendrait pas à l’esprit. Sur ce bonsoir, j’ai rendez-vous avec un galopin à qui je ne vais pas dire non, s’il me manque de respects !
- Sacrée madame Trochu, toujours aussi libérée. Et vous madame Michu, le père Calvère, il vous a aussi...
- Ca ne va pas ! je lui colle ma main sur la figure s’il ose. D’ailleurs il sait avec qui il peut se permettre ou non...
- Vous dites ça pour moi ?
- Comment ça pour vous ? Vous aurait-il entreprit plus qu’une main aux fesses ?
- Madame Michu, tout le monde n’inspire pas les jeunes !
- Ecoutez madame Tadzi, je ne comprends pas grand chose à ce que vous dites. Je vous demande si le père Calvère vous coincé pour vous... Vous comprenez ?
- Oui, il m’a coincé, hier et encore aujourd’hui, mais je suis une femme qui se respecte, moi ! Bon je vous laisse, je vais faire la cuisine.

- Bonsoir m’ame Tadzi. Tu parles, qu’il l’a coincé ! Il a passé l’après-midi dans votre immeuble Eric.
- Madame Tadzi avec ce vieux cochon !
- Ca à l’air de vous surprendre ?
- Ma concierge a l’air d’être une femme respectable et en plus elle est mariée.
- Et alors ! Vous croyez vraiment mon petit Eric que les femmes mariées sont plus sages que les célibataires ?
- Non, je sais bien, mais delà à imaginer ma concierge se transformant en madame Trochu folle du cul ?
- Faut pas se fier aux apparences, mon bon, toutes des salopes, excusez madame Michu, mais c’est vrai. Regardez la Trochu comment elle vient de faire des avances à m’sieur Eric ? Et comment elle nous avoué qu’elle s’était fait lutiner par le cochon ! La Tadzi, son mec il n’est pas souvent là, alors y’a pas de mal à se faire du bien.

- Monsieur Zeig, ne m’en veuillez pas, mais je trouve votre vision de la femme quelque peu machiste. Il y a des fois où je plein Nadia.
- La Nadia elle se plaint pas, elle. Ce tantôt elle a joué de la flûte et elle en a redemander. Après elle a fait le grand écart sans se faire prier, croyez-moi. Quand je m’occupe d’elle, pas besoin de chauffage. Et comme ç a je suis sûr que si elle a sa dose, le pervers il n’aura rien.
- Savez-vous que beaucoup de femmes simulent ?
- Ca veut dire quoi ça m’sieur Eric ?
- Omard, je suis jeune, mais moi je sais cela. Beaucoup de femmes, notamment chez les mariées font croire à leurs maris qu’elles prennent du plaisir, mais en réalité, il n’en est rien. Et souvent ces hommes là sont cocus ! Vous pouvez me croire, n’est-ce pas madame Michu que j’ai raison ?

- Tout à fait Eric ! Pour changer de conversation, vos parents vont bien ?
- Oui, je vous remercie. Maman m’a donné quelques gourmandises et papa de bonnes bouteilles. Il faudra que je vous fasse goûter.
- C’est une excellente idée, j’aime les bons vins.
- Je vous téléphone madame Michu, en attendant je rentre car j’ai un rapport à écrire. Bonsoir tout le monde.
- Il est bien ce petit ! Hein madame Michu ?
- Tout à fait. Je vais rentrée moi aussi, bonne soirée monsieur Zig Omard.
- Zeig, madame Michu, monsieur Zeig !
- Excusez-moi, ma langue a fourché. Bonsoir !

En aparté :
« Ouais c’est cela salope, bonsoir. T’as fait reluire le chinois du gamin et maintenant t’es crevé. Tu peux te l’a jouer sérieuse, moi tu ne me berneras pas. Et ton minet, ma vieille, la Trochu, elle va se le faire... »

***************************
5

Zeig Omard a t-il raison ou tort ?
La mère Tadzi (la concierge) a t-elle fauté avec le père Calvère ?
Eric Son culbute t-il la mère Michu ?
La mère Trochu qu’a t-elle fait avec le Calvère pervers ?
Nadia la femme soumise de Zeig Omard simule t-elle ?

Tadzi suivi du père Calvère entre dans l’immeuble du 20 rue Pine. Dès qu’ils sont dans le couloir du 2ème étage, Calvère attrape des deux mains le derrière de la Tadzi.
- Ho ! monsieur, enfin je suis une femme sérieuse.
- Qui a dit le contraire, ma chère ?
- Vous enlevez vos mains !
- Hier, vous n’avez pas dit cela ?
- Hier, j’ai cru que c’était pas fait exprès.
- Avec la réputation que me fait cet immonde Zeig ?
- Oui, ce n’est peut-être pas vrai.. Mais là, vos mains sont sous ma jupe. Arrêtez ou je crie.
- Au point où j’en suis, les gens penseront que vous aimez, car vous aimez, hein !
- Non, pas du tout je trouve ça gênant. Ho !
- Quoi, ho ! Il faut laisser respirer ces petites choses là.
- Mon dieu, si on nous surprend !
- Ne crains rien, ils sont tous partis à cet l’étage. Le samedi, ici il n’y a jamais personne. Laisse-toi allez, tu en meurs d’envie.
- Monsieur Calvère, je suis pas d’acc... Ho ! ha ......
- Tu aimes ça ma cochonne. Tu vas voir, tu vas me faire comme la Nadia et tu vas crier plus fort qu’elle.
- Nadia, vous avez fait des choses avec Nadia la femme d’Omard ?
- Bien sur ! C’est une bonne celle-là, elle a pas fait de cinéma comme toi.
- Si Omard apprend, il va vous casser la gueule !
- Ouvre la tienne en attendant, oui, c’est cela. Vas-y, hum ! Tu fais ça bien... Debout, penche toi, je vais te la mettre. Han ! Han ! Han !Han ! Han !
- Rarrrrrrrr ! Ouf ! J’ai honte !
- Tu verras avec le temps, c’est bon la honte.
- Parce que nous allons encore...
- Toi ma belle t’en as pas fini avec moi. Fais-moi confiance. Je vais te faire éclore et reluire un peu mieux que ton mari.

**************
6

Pendant que Nadia s’en allait chercher les cigarettes d’Omard. Madame Michu se dirigeait vers la table d’Eric.

- Eric, je trouve que c’est un peu près de la maison. Ne pourrions pas nous retrouver ailleurs, dans un autre quartier ?
- Enfin, Juliette tu es libre, non ! Alors arrête de t’occuper de ce que vont dire les gens. Ca devient vexant. Tu as honte de moi ?
- Non, Eric je n’ai pas honte de toi, mais de moi. Nous avons plus de quinze ans d’écart.
- Et alors, tu n’es pas la première femme de quarante ans avec qui je...
- Je m’en doute.
- Alors, où est le problème. Je te préviens, il va falloir changer ta façon de penser si tu veux que toi et moi ça continue. Si je veux venir chez toi, je veux le faire quand je veux ! Suis-je assez clair.
- Tu sembles de mauvaise humeur ?
- Non, c’est toi avec ton comportement de bigote qui m’agace. Si tu étais mariée comme l’amie de maman, je comprendrais. Mais, tu es célibataire et tu as le droit d’avoir une vie sexuelle. Ce soir je viens chez toi, je te préviens que ça te plaise ou non. Et j’y reste toute la nuit.
- Comme tu veux... Que fait-on maintenant ?
- Comme prévu, nous allons chez Christian, il me prête sa piaule. Après je vais voir mes parents à Etréchy

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7

Il y a un mois Stéphanie Trochu rentrait d’une soirée. Il était aux alentours de 23 heures. Dans le hall du 18 rue Pine, elle croise le Calvère pervers.

- Mes hommages du soir Stéphanie.
- Bonsoir Franck, vous sortez ?
- Non, si vous savez garder un secret, je vous fais voir quelque chose de drôle.
- Oui, je vois ce que c’est, mais des secrets comme ça, on m’en a déjà montré beaucoup, vous savez.
- Allons Stéphanie, ne soyez pas grivoise. Enfin pas tout de suite. Venez et écoutez.

Franck entraîne Stéphanie dans la cour. Il lui montre la fenêtre du concierge et lui fait signe de tendre l’oreille. Qu’entendent-ils ?
« Lève ta robe, plus haut espèce de gourde. Ouais, voilà ; comme ça ! J’vais meubler ton tablier ma grosse, tu vas voir ça. » - « C’est quoi ça Omard ? » - « C’est un jouet que le père Calvère est allé m’acheter, il m’a dit que toutes les femmes aimaient. Ecarte que j’l’enfile. Voilà, c’est ça ! » - « Omard, pourquoi ce truc ? » - « T’es vraiment conne, bon tu le fais bouger pendant que je regarde, allez plus vite. Oui c’est ça, vas-y fais plaisir à ton homme. T’inquiète tu vas y avoir droit avec le vrai. »

Pendant ce temps, derrière la fenêtre, les mains de Calvère s’activent.
- Stéphanie, vous regrettez ?
- Non, je n’aurai jamais cru que notre concierge était un gros porc. Il n’est pas si moche après tout ! Et en plus vous avez été lui acheter un gadget ? Franck vous êtes un pervers.
- Cela n’a pas l’air de vous déplaire. Levez la jambe que je vous enlève ce truc qui ne cache rien.
- Oui, mais vous la rendez, ce truc comme vous dites, ça coûte cher. C’est un « Lise Charnel »
- Tenez !
- Hum ! Pas si vite, s’il vous plaît.
- Tu t’es faites tirer avant de rentrer toi ? Tu sens le foutre ma salope.
- Qu’est-ce que cela peut vous faire. Je fais ce que je veux de mon cul.
- Il est bon ton cul. Tu te rases toujours la chatte ?
- Oui, mes mecs préfèrent.

Passons.... pendant que le gros porc de Zeig croyait initier sa tendre épouse aux joies des accessoires, Stéphanie et Franck se mignotaient à tour de rôle.
Les couples finirent presque en même temps. Les concierges s’allongèrent et les deux autres sont remonté chez eux. Chacun chez soi.
- Franck, ne comptez pas que cela se reproduise entre nous. Je ne voudrais pas vous vexer, mais vous êtes trop petitement calibré.
- Ma chère Stéphanie, j’allais vous dire la même chose. C’est la première fois que faisais la chose avec une pervertie et j’ai trouvé cela très plat. Je préfère les femmes sérieuses, elles sont plus émoustillantes avec leur « je ne veux pas »

**********
8

Omard en ce soir du 28 février, rentre chez lui l’air tourmenté. Nadia fait-elle semblant ?
Un proverbe dit : « Quand tu ne veux pas connaître une réponse, ne pose pas la question »
Aussi Zeig ne demanda rien à Nadia.

Mais alors rien. Sauf : « ce soir on regarde M6, ce mec qui voit des trucs me fait penser à moi. »
- Comme tu veux, chéri.
- On dirait que ça te fait plaisir de dormir sans me faire un câlin ?
- Pas du tout Omard, si tu veux je fais tout ce que tu demandes.
- J’ai pas envie de toi, tu peux pioncer...

Nadia, n’insiste pas. Elle en marre de son mari et de ses exigences sexuelles. Jamais un mot doux, jamais un compliment. S’il a pas envi, tant mieux ! En plus il fait ça moins bien que le père Calvère.

Elle se tourne de son côté et repense à Calvère. Tout à l’heure quand il est revenu d’avec la Tadzi, il lui a procurer un de ces orgasme. Quel homme...
Lui il sait parler aux femmes, quel dommage qu’elle soit marier. Elle se verrait bien l’épouse de Calvère, même s’il court après tous les jupons, il fait des trucs super. Et elle préfère sucer Franck qu’Omard, c’est plus poétique.

L’Omard a une grosse queue, tandis que celle du Calvère c’est une crevette. Et Franck ne l’oblige pas à montrer son sexe. Franck est un gentleman, lui. Il déballe la marchandise lui-même. En plus il va vite. C’est pas comme avec Omard, ça dure, ça dure, ça dure...

Quand elle n’a pas beaucoup de temps Franck fais son affaire vite fait bien fait entre deux portes sans qu’elle enlève sa culotte et puis il grimpe quatre à quatre les escaliers. Ni vu ni connu !

Nadia aime les rapports rapides et furtifs.
Pauvre Franck pense t-elle. Si ce soir je ne fais pas la chose avec Omard, il va rester pour rien à écouter.
Ce qui excite Nadia quand elle accomplit le devoir conjugal, c’est de savoir que Franck est derrière la fenêtre. Des fois, elle l’imagine en train de les regarder. C’est là qu’elle jouit.

Et l’autre pomme d’Omard qui croit que ça vient de lui. Ha ! S’il n’y avait les 5 gosses, elle demanderait le divorce. Ferait une demande de loge pour être gardienne et ferait sa vie, comme la Stéphanie.
Pas comme l’autre sérieuse de Mère Michu qui se tape le jeune Eric en cachette.
D’ailleurs elle aussi, elle aimerait bien qu’Eric la regarde...

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