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Nos concierges viennent d’avoir une promotion, ils sont passés anges gardiens !

Les anges gardiens (18)

dimanche 28 mars 2004, par Mireille-Caroline

C’est bien connu, nos gardiens d’immeubles, gardent. Mais s’ils surveillent la bonne marche de leur lopin immobilier, ils regardent aussi... Les habitants regardent eux aussi, parfois l’on voit des rideaux se soulever dans les étages, des têtes se pencher et des oreilles se tendre.

11 heures mercredi matin.
Fabien et Rémy sortent de l’immeuble de madame Tadzi. Zeig est encore sur le pas de la porte fumant une cigarette.

Zeig : Salut les révolutionnaires, vous partez à une manif ?

Rémy : Non, Kamarade, on va au marché !

Zeig : Un vrai petit couple !

Fabien : Si t’allais plus souvent au marché avec Nadia, tu ne serais pas toujours fourré devant ta porte.

Zeig : Te fâche pas Fabien, je rigole !

Fabien : Me fais pas rire, j’ai les lèvres gercées. Au fait t’as pas vraiment d’amis toi ?

Zeig : A mon âge mes anciens potes, ils sont comme moi tous mariés avec des gosses. Mais je m’entends bien avec Aldaric et de Mersan.

Rémy : La crème quoi ! Dis, ils sont pas un tout petit peu, mais alors juste un chouia fachos tes bons copains ? Ha ! Ha ! ha !

Zeig : Y’a pire qu’être fachos, y’a être racaille et collabo de la racaille. Rouge quoi !

Rémy : Ben, nous on est fier d’être rouges comme tu dis. Au moins le peu qu’on a on le partage.

Zeig : Avec tout le monde ?

Fabien : Oui, évidemment.

Zeig : Demain, si j’ai rien à bouffer, vous me donnerez de quoi manger ?

Rémy : Tu crois au père Noël ! A ta femme et tes gosses, c’est sûr. Toi t’iras faire la manche. Ca te fera du bien te sentir racaille. Tu verras si la vie est facile... Allez salut ! Tiens bien le mur des fois qu’il s’écroulerait.

Zeig : Vous êtes une bande d’enfoirés.

Fabien : Te casse pas, on le sait, c’est pour ça qu’on est des rouges.

Tadzi : Alors Omard, on provoque mes locataires ?

Zeig : Des petits cons, des jeunes branleurs, ouais vos locataires. D’ailleurs je trouve qu’il y a beaucoup de gauchistes dans votre immeuble m’ame Tadzi.

Tadzi : Et alors, ça vous gène de côtoyer le peuple ? Vous êtes comme Le Pen, le peuple doit se démerder entre lui pour s’en sortir. Et le gouvernement s’occupe de l’armée, de la police et de la justice ?

Zeig : Ben oui, vous ne trouvez pas ça normal ?

Tadzi : Omard, vous êtes complètement à côté de vos pompes. Non, c’est pas normal ! Qu’est-ce que vous voulez qu’on foute d’un gouvernement pareil ? Enfin, nous les femmes ça ne nous convient pas du tout ! Un gouvernement comme ça n’aurait que de cesse de faire la guerre. Et vous croyez que les femmes font des enfants pour qu’ils aillent se faire bousiller pour défendre les thèses d’un taré ?.

Zeig : L’homme est fait pour combattre.

Tadzi : Pourquoi vous avez choisi gardien comme métier et pas militaire de carrière ?

Zeig : A cause des gosses.

Tadzi : Ha bon ! Les militaires n’ont pas d’enfants ? Première nouvelle !

Zeig : Je vous laisse, je vais voir si Nadia a commencé à préparer le déjeuné.

Tadzi : Si c’est pas le cas, chiche que c’est vous qui le préparez.

Zeig : A plus...

Zeig en aparté, complètement débile la Tadzi. Je me suis pas marié pour faire la bouffe à toute la famille, elle délire cette conne.

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