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La BIBLE

Le plus vieux livre d’histoire ?

dimanche 1er juin 2003, par Mireille-Caroline

Les premiers écrits bibliques datent environ du IIIe millénaire av. J.C. A l’époque les hébreux maîtrisaient déjà l’écriture. Hors, depuis que l’homme (non religieux) sait lire et écrire, il n’a cessé de s’interroger : « D’où viens-je ? » « Qui suis-je ? » « Dans quel état gère ? » Pour les croyants inconditionnels ces questions ne se posent pas. L’ancien testament, puis le nouveau apporte les réponses. Seulement, le 3 décembre 1872 G. SMITH, l’un des premiers assyriologues, démontrait à la « Society of biblical Archéology de Londres » qu’après cinquante années de recherches acharnées, il était parvenu à déchiffrer l’écriture cunéiforme et qu’il avait trouvé une histoire fort proche de la bible dans les trésors enfouis en Mésopotamie.

D’après Jean BOTTERO, historien et spécialiste des religions sémitiques anciennes, la bible serait l’un des plus ancien livre d’histoire hébraïque. Ce livre relatant l’histoire des hébreux et d’Israël.

(***) « et de ce fait, toute l’histoire d’Israël se reflète en la Bible » « L’histoire de Dieu » de Jean BOTTERO.
L’homo sapiens, continuant sa quête de passé, à la recherche d’une vérité logique, va donc s’orienter vers la Mésopotamie. Qui recouvre actuellement la plus grande partie de l’Irak. Située en Asie entre le Tigre et l’Euphrate, elle comptait de grandes civilisations : Sumériens, Assyriens, Akkadiens, Babyloniens.. Les plus anciens documents de ces civilisations datent du XXIème siècle av. J.C. (inscriptions cunéiformes sur tablettes d’argile), les plus récents eux sont du IIe av. JC.

Les Mésopotamiens recevaient les messages des Dieux à travers des oracles. Retranscrits par des scribes. Les scribes ne sont pas religieux, mais les religieux peuvent être scribes. La plus part du temps on est scribe de génération en génération depuis des millénaires. La production littéraire mésopotamienne est immense. Les scribes sont souvent au service des rois et rétribués par eux. Une sorte de fonctionnaire.
Si le but principal des écrits est de relater l’histoire des rois et leurs combats, il existe un nombre impressionnant de thèmes spécialisés. Les bibliothèques sont aussi nombreuses. Dans les bonnes bibliothèques on trouve des œuvres écrites par des colophons (auteurs et/ou compilateurs) qui exercent les professions : d’exorcistes, de lamenteurs ou de devins(souvent astrologues)

Les fouilles archéologiques on mis à jour de nombreuses tablettes de la bibliothèque de Ba’al-malik (scribe et devin de tous les Dieux d’Emar)
Parmi les thèmes : Présages historiques, dont le but est de laissé des traces pour les générations futures, afin que celles-ci ne refassent pas les mêmes erreurs que les anciennes. Selon ce peuple, l’univers est parcouru par des réseaux complexes d’homologie (***) l’homme, la nature et le cosmos existent dans des rapports de réciprocité. Le tout communicant et se répondant » on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour Hermès TRISMEGISTE qui a écrit : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.

Il y a plus vingt siècles, sur terre vivait un peuple écologiste. Comment ne pas faire le rapprochement avec conséquences néfastes de l’effet de serre sur nos climats ?
Les recueils des rois nous l’avons dit retraçaient généralement la vie et l’époque des rois les plus célèbres du IIe et IIIe millénaire avant notre ère. Exception faite pour les personnages de légendes tels que GILGAMES , ETANA, le reine KUBAWA, les rois Sin-idnnam de Lassa , Dadusa d’Esnuma ou Assurbanipal(VIIème siècle)

L’historiographie mésopotamienne narre les combats des rois. Une des plus connue de nos jours est la chute de Babylone, voici quelques extraits dictés par le roi SENNACHERIB. Cela se passe en 689(av. JC) le 1er jour du mois de Kislev(Jour de l’An) déterminé à assouvir sa colère pour la perte de son fils et les troubles provoqués à l’intérieur de l’état, il envoie ses troupes sur la célèbre cité : « Je la désintégrerai dans les eaux et l’annihilerai tel une terre inondée » Après la remise en ordre il fait écrire : « Après que j’eus ruiné Babylone, brisé ses Dieux, exterminé ses populations par le fer, j’enlevai des débris de Babylone et les entassai dans le temple de la fête du nouvel an à Assur.
En résumé, ses troupes ont détruit les maisons, les immeubles, tués tous les habitants, confisquées toutes les richesses. La ville fût totalement rasée, des sillons creusés pour que les eaux de l’Arahtu(fleuve proche) recouvre la ville à tout jamais. La famille royale de Babylone emmenée en esclavage et le Dieu de la ville MARDUK(sa statue) emprisonné. Nous avons là une version un peu différente de celle de l’ancien testament qui fit abattre les foudres de l’Eternel sur cette cité.

Les Mésopotamiens étaient polythéistes et comme tous peuples, il leur fallait connaître la source de leur existence. Donc, dans le livre premier de la Mésopotamie qui s’intitule « Chroniques royales et chartes politiques » on peut lire que « la royauté était descendue du ciel, KIS fût pour la royauté »
Les versions relatant le déluge semblent être au nombre trois. Mais, les récits s’accordent. Les humains étant devenus nombreux, ils faisaient du « vacarme » et troublaient le sommeil et la sérénité des Dieux. D’où le cataclysme connu et relaté par toutes les mythologies, le déluge.

Ce qui nous amène à constater que « les chroniques royales et chartes politiques » est en fait le premier livre (sur tablettes d’argile)religieux qui ait été écrit sur l’origine de l’homme.

Des similitudes étonnantes se retrouvent dans l’ancien testament, notamment dans « la genèse verset 5 » qui nous décrit l’histoire des générations, rappelant la liste des rois qui président aux cycles de l’humanité dans « les chroniques royales."
En lisant les « CHRONIQUES MESOPOTAMIENNES » traduites et écrites par J.J. GLASSNER, on constate une réelle ressemblance avec l’ancien testament. Sans parler de plagiat on peut déjà avancer l’hypothèse d’une transposition savamment remise en forme pour les besoins de la cause. On trouve également des débuts d’explications aux incohérences parsemant la genèse. Notamment quand Adam et Eve touche à l’arbre de la connaissance et la puissance supérieure (l’Eternel) déclare : « Voici, l’homme devenu comme l’un de « NOUS », en ce qu’il connaît le bien et le mal » Ce « nous » qui a toujours interpellé les personnes désireuses de comprendre. Pendant des siècles on a raconté à l’humanité que Dieu est seul et unique et qu’il a fabriqué l’univers, et sur un coup de colère il dit : « comme nous » Outre le fait que la colère est mauvaise conseillère même pour Dieu, il est clair que les premiers hébreux ayant rédigés l’histoire d’Israël se sont largement inspirés des récits mésopotamiens et autres.

Autres qui eux même à n’en pas douter s’en sont inspirés. Mais, c’est une autre histoire. L’histoire d’un parallèle entre les Dieux mythologiques grecs et celtes et les anges du bon dieu. Que l’on pourrait intituler du « rififi au paradis »..

La Bible le plus grand best-seller de tous les temps n’est qu’un livre d’histoire d’une nation, compilé et agrémenté de récits empruntés à une autre civilisation pour convaincre et dirigé un peuple turbulent à l’époque) ..


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