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SCUM

Un écrit scandaleux aux dires des androcrates méprisants !

dimanche 25 avril 2004, par Mireille-Caroline

Sa première parution en 1967 n’a pas dû être aux goûts des hommes-mamouths de l’époque. J’ignore comment se comportaient les Américains dans les années 1960, mais ici en France, c’était pas le pied ! Il y avait moins de dix ans que les derniers trouffions étaient rentrés de la guerre d’Algérie. Je me rappelle comment les copains de mon père se vantaient d’avoir couché avec des petites algériennes de 10/12 ans, ma mère était révoltée, tout ce qu’ils trouvaient à lui répondre c’est : « Tu sais les filles là-bas, elles sont plus précoces que celles d’ici. » L’étaient-elles vraiment ou n’avaient-elles pas le choix ? Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est de lire les commentaires sur les forums Internet que font les hommes d’aujourd’hui sur cette femme et sur les femmes dites féministes en général.

Dans le paragraphe concernant la paternité que dit Valérie ? Que les pères interdisent aux garçons de vouloir et de pouvoir fusionner avec leur mère, de vouloir les imiter. Le père se montre distant pour inspirer le respect. Le père au contraire de la mère ne cède jamais, car il doit préserver l’image de l’homme qui a toujours raison. Maman veut le bien de ses enfants, papa ne veut que le bien de papa.
L’effet de la paternité ou de l’emprise paternelle sur les femmes est d’en faire des hommes moralement. A partir delà, l’homme a cherché a modeler la femme à son image pour en faire des êtres dépendantes, passives, domestiquées, inquiètes, avide de sécurité et d’approbation, trouillardes, humbles, respectueuses, futiles, ennuyeuses, conventionnelles, insipides et profondément méprisables.
En résumé le rôle du père a été d’apporter la gangrène de l’esprit mâle.

Cela c’était valable pour la fin des années soixante.

Mais est-ce si différent au début du troisième millénaire ?

Si nous nous plongeons dans la lectures des livres de pédiatres en vogue qui lit-on ? L’enfant dans les bras de sa mère doit voir qu’elle a un mec et que ce dernier louche bigrement sur maman ! Que l’enfant doit apprendre la frustration, c’est bon pour lui cela lui évite de devenir un tyran ! Le problème c’est que les médias font la part belle aux pédiatres hommes ! Françoise Dolto n’a plus la quote ! En lisant du côté des identitaires, on apprend que les femmes auraient dévirilisés les hommes depuis plus de cinquante ans. Et en écoutant certains Imams farfelus nous apprenons que des livres religieux préconiseraient de battre les femmes dans certaines circonstance, telles que l’adultère.. Gros mensonge puisque l’adultère est punit de lapidation !

Elle est pas belle la vie ! De quoi nous plaignons-nous, nous avons grosso merdo gagné 20 ans de liberté sur plus de cinq milles ans (je remonte à la création de la bible) !

Au sujet des croyances, Valérie nous livre ce qu’elle pense. Entre autre que l’homme incapable de vraiment communiquer a dû pour trouver un sens à l’absurdité de la vie, inventer la religion. Le rôle de l’homme a consisté à se défendre des autres hommes. Hors si l’on en croit Valérie, si on laisse l’homme aller à ses penchants naturels, il serait vite un déviant sexuel et deviendrait un danger pour la civilisation.
En matière de philosophie, l’homme qui a décidément beaucoup de mal à se voir tel qu’il est, projette sur les femmes toutes ses déficiences ou faiblesses. Il ne parvient pas à admettre que les lacunes de la nature humaine n’existent que dans la condition masculine, aussi pour déculpabiliser il écrira sur : « La condition humaine » pérorera avec brio sur l’individu « l’Essence de l’être », « l’Existence précédant l’Essence », « les Modes existentiels ». Et comme il a peur de la vie, de la mort et de ne pas savoir qui il est, il écrit sur des problèmes cruciaux, qu’il baptise pompeusement « Problème d’identité »

Pour Valérie Solanas, les femmes ne se posent pas ces questions. Elles savent d’instinct ce qu’est le sens de la vie.

Vrai ! Les hommes sont des êtres fragiles, je me rappelle ma grand-mère italienne, elle nous disait tout le temps qu’il fallait laisser croire aux hommes qu’ils étaient forts, mais ne pas oublier qu’une femme était les trois piliers de la maison. Ma grand-mère était née en 1903, à cette époque en Italie quand l’homme était à table, la femme restait derrière pour le servir et prévenir le moindre de ses désirs. Soumise comme toutes les femmes de sa génération, elle méprisait l’homme, le père et le mari, mais le flattait, lui faisant croire qu’il était le meilleur ! Et l’homme ce grand couillon y croyait !

Par expérience je sais qu’il faut en permanence encourager les hommes, les brosser dans le sens du poil, autrement « The Monsieur » déprime et s’écroule lamentablement comme un soufflet au fromage démoulé trop tôt ! Hors, pour éviter les grosses catastrophes, nous devons oeuvrer en commun. Sans revenir aux débilités des femmes de la génération de ma grand-mère, pour réussir à faire ressortir le positif de la complémentarité masculine, la femme est obligée de se transformer en manager et d’appliquer les principes de la communication relationnelle. Mais, il faut bien reconnaître que ces vaches-là sont manipulateurs. Donc, les inclure, les contrer et les empêcher virer cacateux en même temps, voilà à quoi sont réduites les femmes qui ont le sens des responsabilités. Mais c’est fatiguant à la longue !

Les autres femmes... se laissent faire et approuvent les philosophies à l’eau de vaisselle, bien tournées de leurs compagnons.

Si l’on lit les commentaires des hommes au sujet du SCUM, que découvrons-nous ? Que c’est ignoble de laisser de tels écrits s’étaler à la vue de tous. C’est à croire que les jeunes hommes d’aujourd’hui n’ont qu’un idéal revenir au bon vieux temps où les femmes acquiesçaient à tout, et les méprisaient profondément...

Certes Solanas n’a pas fait dans la dentelle, mais après tout, ce sont des mecs, des vrais, des durs, alors c’est quoi ce chouinage ? Vous aimez être forts, mais au lieu de critiquer, de pleurnicher, de piailler comme des moineaux dont la mère se serait barrée du nid en vous abandonnant, vous devriez lui élever une statue !. Vous êtes obligés de vous remettre en cause ! De revoir votre superbe de petits paons !

La belle affaire ! Dites-vous que c’est pour votre bien. Ce n’est pas en vous cantonnant dans vos milieux plein de « mâles virils » que deviendrez costauds moralement, c’est en affrontant l’adversité sur le terrain !

Vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’elle a écrit de vous !

Peut-être avez-vous raison, mais alors prouvez-le !

Oui ! Prouvez-le autrement que comme le fait M de K (d’Avant Garde Suisse) qui n’a pu que dénigrer son style littéraire. Genre « ce n’est pas un grand écrivain »
Tu écris bien certes, même tes plus grosses conneries, mais delà à t’ériger en jury littéraire ??
Si tu prenais le temps de chercher le nombre réel des filles bousillées, toi et tes petits camarades, changeriez peut-être de politique ? Les vrais ennemis de votre race, c’est vous mêmes les hommes identitaires et rien que vous. A l’heure actuelle, les femmes ont le choix entre se faire jeter des pierres par les musulmans en tant qu’infidèles et dévergondées ou se faire jeter des pierres par vous en tant que vaginocrates haineuses. Tu vois une différence pour nous ?
 ?

Il me revient à l’esprit la pensée désespérée d’un participant sur un forum Internet, découvrant que les femmes pouvaient projeter l’insémination artificielle pour avoir des enfants. Il se demandait à quoi en tant qu’homme il allait servir ?

La réponse est simple à la même chose que nous en tant que femme !
Si des femmes décident d’avoir des enfants sans s’embarrasser de la présence des hommes à qui la faute ?

Pourquoi le font-elles ?
Sans doute parce qu’elles ont conscience que ce serait honteux de vous imposer la présence d’êtres aussi imparfaits que peuvent l’être des femmes !

Tu vois M de K, la femme fait des progrès. Maintenant elle joue franc jeu. Elle opte pour la vie de célibataire, c’est vrai en rentrant le soir elle ne supporte pas ta mauvaise humeur. Après le travail, elle va traîner avec des copines et des copains ou autre. Mais au fond, n’est-ce pas là pour toi, le prototype de la femme idéale, la femme invisible !

Je demande aux hommes de nous dire comment, nous les femmes nous pouvons, nous identifier dans vos mondes de mecs ? Si nous sommes capables de nous engueuler, de tout envoyer promener du jour au lendemain, de tout recommencer à zéro, nous sommes incapables de jouer aux mâles en mal de se faire valoir ! Notre besoin de puissance et de quête de pouvoir ne se situe pas dans des affrontements sanglants et explosifs.
La femme n’est pas délinquante dans l’âme, il n’y a qu’à regarder dans les prisons le nombre de pensionnaires masculins et le comparer à celui des femmes. Dans les quartiers de haute sécurité quel est le pourcentage de femmes par rapport à celui des hommes ?

Sans attendre une réponse, qui de toute façon ne viendrait pas, tant elle évidente, on peut conclure que Valérie Solanas qui n’a pas écrit son livre alors qu’elle était étudiante, mais à l’âge honorable de 70 ans environ, à raison !
Je trouve que pour une grand-mère, elle en avait dans le ventre ! En refusant de vénérer le dieu « homme » elle prouve que la femme se fout de ce que les autres pensent d’elle et elle oblige les hommes à se surpasser en devenant adultes !

Alors messieurs les identitaires, si vous souhaitez voir une Europe à votre goût, commencez par vous allier aux féministes au lieu de tirer dessus à boulets rouges ! En vous battant à nos côtés, vous défendez votre territoire ! Un vagin haineux cela ne veut rien dire, sauf s’il est pustuleux et purulent, mais dans ce cas c’est un vagin syphilitique... Si vous ne couchez pas avec, personne ne vous jettera la pierre !

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