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La résilience

Une escroquerie inventée par des égocentriques !

samedi 3 juillet 2004, par Mireille-Caroline

Le problème du concept résilience, c’est qu’en fait, il sert davantage une société égoïste qui culpabilise de l’être plus qu’aux victimes en tout genre. Savoir qu’il a été inventé aux USA, peut édifier le lecteur. Il est impensable aujourd’hui de dire à ceux qui souffrent ou ont souffert : « Et alors, tu n’es pas le seul à qui c’est arrivé ! » surtout si on a eu une enfance sans problèmes majeurs, ni traumatismes autres que la rougeole et la varicelle. Cependant on voit des personnes ayant étudié la résilience professionnellement, se permettre de dire : « ce n’est pas parce que tu as eu une enfance de merde qu’il faut faire chier tout le monde »

Le cas Cyrulnik

Entre le fait d’avoir perdu ses parents dans les camps de concentration, il n’oublie pas non plus qu’il est juif, il n’oublie pas non plus l’épisode de l’holocauste de sa communauté. Il en parle dans ses livres, il en parle dans les interviews qu’il accorde, il en parle toujours et tout le temps. A tel point que l’on ne peut pas ne pas savoir qu’il est une victime des nazis !
Il est pourtant un des ardents défenseurs du concept « résilience ! On a presque envie de lui dire de faire de la résilience de résilience...

Paix sur la Terre pour les nymbi

Les gens qui ont souffert une grande injustice et qui en parlent dérangent ! Alors, pour avoir la paix, on les dirige vers la résilience. Les plus malléables se laissent faire et répètent ce qu’ils ont appris. Les plus rebelles avouent qu’ils ont de l’empathie dans certain cas, mais pas pour tout le monde, ni pour tous les cas de figures. L’empathie est imprimée en chacun de nous et se tourne naturellement vers ce dans quoi l’on se reconnaît. L’empathie il est bon de le rappeler, est un sentiment que l’on ressent de manière émotive, pour le ressentir, il faut l’avoir sentit donc le connaître.

Cas d’école le viol des femmes

Une femme violée et/ou martyrisée dans l’enfance ou non, se battra pour les enfants et soutiendra toutes les personnes violées, mais ne se sentira pas spécialement concernée par la misère économique des certains pays ! De même que les problèmes Juifs/Nazis ou Israélo/Palestiniens ne seront pas au centre de ses préoccupations ! Bien au contraire, les guerres sont le fait des hommes, ce sont eux qui dirigent toujours à 90% les pays de la planète. Pour une femme violée l’homme, l’humain masculin est et restera un prédateur en puissance à qui il ne faut accorder qu’une confiance limitée. Ce qui n’empêchera pas cette femme de réussir sa vie, d’être combative et de s’investir. De toute façon que peut-il lui arriver de pire après avoir été assassinée dans son corps ?

Soigner le mâle par le mal

Mais voilà, la femme violée dérange, principalement les hommes. Elle les replace en face de leurs responsabilités. Cela ne revient pas à dire que tous les hommes sont des violeurs en puissance, mais un homme ne peut s’identifier qu’à un autre homme. Les femmes étant violées majoritairement par les hommes, les lois depuis des siècles étant faites par des hommes, les règles d’écriture ayant été édictées par des hommes, le monde actuel reste toujours hyper masculin et la parité n’a rien changé. Aussi, les femmes qui se lèvent pour crier à la face du monde que les hommes les violent, dérangent.
Dérangent les hommes de lois d’abord et les autres ensuite... Elles font même très peur à beaucoup d’entre eux !
On imagine sans peine, pourquoi aux USA, ils ont fabriqué le concept de résilience. On comprend pourquoi en Europe ça marche pas mal aussi. Les statistiques de viols déclarés augmentaient singulièrement ces dernières années. Avec la dénonciation des tournantes, les choses ne se sont pas arrangées. On a vu pointé du doigt certaines communautés qui déconsidèrent la femme.

Ainsi donc, si dans la petite et grande bourgeoisie on s’adonne à chanter les louanges de la résilience pour faite taire les femmes, dans certaine communauté on soigne le mâle par le mal. On accoutre les femmes de telle manière qu’elles deviennent indésirables. Le problème se situerait dans les tenues vestimentaires des femmes. Une femme en mini jupe et bras nue serait une provocatrice auquel l’homme ne pourrait résister, surtout s’il vit en groupe... Pour parfaire cette infâmie on formate moralement les femmes fragilisées par l’emprise de la famille, on leur apprend que la séduction c’est pêché ! Que celles qui se font violer sont les artisanes de leurs propres malheurs ! Ben voyons !

Pendant ce temps, les hommes privés de regarder les femmes de leur communauté, s’en vont sur trottoirs accoster les femmes libres, vêtues comme il est normal de l’être en Occident... Mais s’ils se prennent régulièrement une veste, ils se croient quand même tout permit.
J’ai personnellement subit en une semaine, la vision d’un mec qui se masturbait devant moi parce que je lui ai dit qu’il ne m’intéressait pas (c’était dans le métro). J’ai entendu au moins une dizaine de «  : « Tu es jolie madame » auxquels je n’ai même pas répondu et dans la foulée sur le nombre, il y en a un qui s’est permit de m’engueuler parce que je ne lui ai pas dit merci. Non, mais on rêve !
Ces mecs à mon sens peuvent devenir des violeurs dans des situations où ils ne risqueraient rien de la justice !

Et on voudrait faire taire les femmes qui ont été violées ? Pourquoi ? Pour permettre aux frustrés à recommencer à violer en toute impunité !

L’heure n’est certainement pas à la résilience, au contraire, l’heure est grave. Il faut recommencer à en parler et plus que jamais. Le viol est un crime, demande t-on aux morts assassinés de se taire ? Demande t-on à ceux qui nous parlent des crimes de se la boucler et de parler de la pluie et du beau temps ?
Au lieu de déguiser les femmes en sac à patates, les parents feraient mieux leur apprendre à castagner, à étaler les mecs en un mot « à savoir se faire respecter ». L’homme ne respecte et n’admire que la force !. Un bon coup de genoux dans les couilles et par en dessous, ça vous calme un malade ! Si le coup est bien appuyé, l’homme peut même tomber dans les pommes, ce qui permet à la femme de se barrer et de sauver sa peau. Mais pour cet exercice, mieux vaut être en mini jupe qu’en jupe longue ou en pantalon, on lève la cuisse plus haut et plus fort !
C’est pourquoi toutes les femmes qui ont été violées, qu’elles aient porté plainte ou non sont invitées à communiquer leurs témoignages. Le viol n’est pas une fatalité comme la pauvreté ou la maladie, il est le fait d’un comportement déviant encouragé par le mutisme de la gente masculine qui est pour l’heure absolument incapable d’empathie sur ce sujet.

Conclusion sur la résilience

Quand on lit dans « Les nourritures affectives » de Boris Cyrulnik qu’il constate et qu’il semble presque en douter ou du moins le regretter : « que se sont majoritairement des filles qui portent plainte contre leur père », on se dit que la pratique de la résilience risque de faire encore plus de victime qu’il n’en existe ![1] Un grand nombre de viols d’enfants se pratique au sein de la cellule familiale, ensuite ce sont des métiers dit d’autorité qui abrite un certain quota de déviants (corps médical, avocats, professeurs, ministres de religions, etc.)

Pour terminer une note d’humour et de dérision, les femmes ayant été violées se ressentent souvent entre elles avant de se parler de leur malheur. C’est ainsi que Sophie et Mimi un jour de rigolomanie, constatant que des copines de leur entourage avaient aussi été violées, se sont dit : « C’est dingue le nombre de celles a qui c’est arrivé ! Bientôt nous parlerons de nos viols comme de nos opérations de l’appendicite ! »

[1] D’après des enquêtes de l’OMS aujourd’hui il y aurait une personne sur deux qui a été ou sera gravement traumatisée au cours de sa vie (guerre, violence, viol, maltraitance, inceste, etc.) Et une sur quatre subira au moins deux traumatismes graves.


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