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Un Eros bien maltraité sur Internet

Erota mou

Mon amour en langue Grecque.

jeudi 5 juin 2003, par Mireille-Caroline

Ils vous l’écrivent, ils vous le disent, mais ils l’oublient. Ils veulent correspondre avec vous. Cette faculté de revirement dont ils sont capables, laisse parfois pantoises.. Surtout qu’ils maîtrisent l’art de retourner la situation. Vous pourrez lire ci-après deux approches et deux débandades de messieurs, très bien élevés, mais ne sachant pas ce qu’ils veulent ou le sachant trop bien. Que ces exemples servent à toutes celles qui entre en contact avec des hommes sur Internet.

Il a d’abord dit cela :

Appelle cela comme tu veux, du vice ou du machisme Moi, j’appelle cela être « humain ».
Tu sous-estimes aussi tous les sentiments que j’ai pu éprouver envers toi. A certains moments de notre relation virtuelle, trop virtuelle, je me suis demandé si je n’étais pas en train de t’aimer. Je ne te dis pas cela à la légère. Je n’ai jamais été amoureux de ma vie. Je ne dis pas non plus que je t’aime. Je dis seulement que le roi a vacillé sur son trône en te lisant. Le désir que j’éprouve pour toi est supérieur à tout ce que tu peux imaginer.

Puis quelques semaines après :

Trop égoïste dans ta passion, tu ne l’as pas voulu ni compris. A trop vouloir, tu as tout perdu. Je pense que ce n’est pas la première que tu fais ce genre d’erreur.
Respecte plus l’intimité de ceux que tu aimes/adores par la suite. Prends note de ce conseil. Il te servira. Et ne te fatigue pas à me concocter une réponse, je ne les lirai plus désormais.
Je te dit adieu,

Se ravisant

Et tu penses quoi, maintenant, de moi. Tu vois, c’est cela que je crains le plus : schizo, myso, maso, salaud, ou les quatres à la fois ?
Je suis aussi partagé te concernant. J’ai envie d’être avec toi et en même temps, je me dis que j’ai des choses à faire ici. Tu comprends mieux pourquoi j’avais besoin de "recul"

Puis est venue la fin après qu’il est fait son affaire
J’essaye aussi d’apprendre de mes erreurs, encore faut-il reconnaître que l’on en a commises, ce qui n’est pas ton cas.
Enfin, je pourrais te faire un catalogue de tout ce qui me déplait dans Tes attitudes, comme tu l’as souvent fait me concernant. Je n’en ai pas envie. Je pourrais aussi exhiber nos lettres, faire du « bruit » autour de cette affaire, mais je n’ai pas l’âme vengeresse. C’est un sentiment que je trouve mesquin. Je ne veux pas non plus parler de tes « défauts » qui ont motivé ma décision, car les êtres humains sont ce qu’ils sont. Je ne te juge pas : tu es ce que tu es. Je tiens à te dire que suite à tout cela, je ne suis ni amer, ni rancunier, ni vengeur, ni déçu. Je trouve aussi que tu ne vas pas assez de l’avant dans ta vie, te préoccupant trop de ce que peuvent dire les uns et les autres.
La médisance, tel est le passe-temps des médiocres. Sois aussi heureuse.

Version dur à cuire

Ben voilà. On fait une surprise et on se fait traiter de chochotte. Quelle gratitude. ... C’était marrant de t’entendre. Quand tu as décroché, tu avais une toute petite voix, j’ai cru m’être trompé de numéro. Mais dès qu’elle a pris un peu sa place, elle a commencé à mieux coller à ton personnage. Je me suis senti de suite à l’aise, ce qui est doublement rare : d’abord quand je rencontre quelqu’un je suis volontiers glacial, et puis je n’aime pas le téléphone, je ne sais jamais trop quoi dire. Là j’ai commencé très vite à rigoler, une bonne chose.

Après la première rencontre

C’a été surprenant et bienvenu. C’était bon de pouvoir prendre son temps, d’expérimenter, de découvrir la machinerie de l’autre. J’ai aimé la façon dont tu es repartie au quart de tour quand je suis revenu à la charge, après mon premier orgasme. Loin de chez moi, loin de ma routine, loin de mes emmerdements ordinaires, ce moment de répit charnel tombait à pic.

Après la deuxième rencontre

Pour toutes les fleurs que tu m’adresses, ne crois pas que j’y sois insensible. Ce n’est jamais désagréable d’être apprécié. Maintenant je suis conscient d’avoir été très froid et distant ; tu ne m’as, quelque part, pas vraiment laissé le choix. Il aurait été mufle de refuser de te voir, ou lâche de te laisser te balader seule en ville. Mais répondre à tes sollicitations ? C’était hors de question. On s’est écrit, on a joué à se séduire à distance, on s’est rencontré et ç’a été l’occasion d’une nuit très plaisante. Pas de quoi s’emballer. Du moins dans mon esprit. Mes deux meilleurs potes me disent volontiers naïf, tu le sais.
Il y a eu des moments dans notre correspondance récente où je me suis attendu à ne plus jamais avoir de nouvelles. Pourquoi, après tout, garder un contact avec un "misogyne pathologique",
Et puis non, tu es revenue à la charge. Dans tes lettres d’abord, et puis dans ma ville ensuite. J’avoue franchement que ça m’a destabilisé, parce que je m’attendais à tout sauf à ça. Si j’ai été le moins du monde équivoque dans nos échanges d’après ma visite à Paris, tu m’en vois sincèrement navré. Je suis incapable de mentir aux gens et ça me peine profondément quand ils me comprennent mal.

Voilà ce qui arrive le plus souvent dans les romances sur le Net. Alors faut-il les croire ? Faut-il les suivre ?

Dans ces deux exemples, il faut savoir que ce sont eux qui sont venus à la charge en premier. Les dames s’étaient amusées sur Internet à répondre à certains écrits. Du jour au lendemain leurs boites ont été prises d’assaut. On les bouscule puis on leur fait le coup du : « Finalement, je te trouve plutôt sympa » Et quand la femme accroche, au début ces messieurs roucoulent, jusqu’à la rencontre et la consommation, puis pfitt, ils se sauvent.
Avec panache théâtral pour certains et avec franchise brutale pour d’autres. Mais, le résultat reste le même. Ils se tirent..

Et vous, vous avez le sentiment qu’ils se sont fichus de votre gueule ! N’ayons pas peur des mots.. Même, s’ils ont la gentillesse de souligner votre part de responsabilité ou vos différences.
Non, Messieurs, désolée ! Ca ne prend pas, et vous savez pourquoi ? Parce que les femmes que vous, vous êtes amusés à séduire été les mêmes au début et à la fin. Avec les mêmes défauts qui vous plaisaient tant ! Avec les mêmes différences.
Assumez ! Soyez des hommes et arrêtez de jouer les victimes ! Si vous ne voulez pas qu’elles vous aiment, ne faites rien pour ! Autrement tant pis pour vous.

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