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Le Gay Slaire, le Guillaume, et la Fée Braguette

par La Mère Teuil

lundi 24 octobre 2005, par Mireille-Caroline

Fée Braguette était là, à se prélasser devant un moderne écran de communication, un cadeau des fées des Ondes Maltaises. Quand elle tomba sur la TV Chocolat qui proposait un reportage sur Guillaume Tell. Elle suivi cela avec beaucoup d’intérêt. Le héros était pas mal du tout ! Il était question de savoir si Guillaume (Wilhem en zozomaltinhasbourgeois) Tell avait existé ou bien si c’était une légende ?

Fée Braguette qui était spécialiste en matière de beau mec, trouva que la statue en place d’Altdorf, lui montrait un superbe mâle. Comme la Toussaint approchait, elle décida de s’offrir un petit voyage dans le temps chez les Waldstätten en Zentralzozomaltineiz. But de cette promenade, rencontrer Guillaume une vraie légende à ce qu’on disait ! A fée hardie rien d’impossible.

Retour vers le passé

Elle prit un billet sur un vol facilebalai et en route pour une remontée dans le temps… Arrivée à Altdorf sans difficultés, elle défroissa sa jupe et partie faire du lèche vitrine. Elle avait les mirettes qui clignotaient, rien que des grands balaises. Que des armoires à glace, comme on ne pouvait en trouver qu’en haute montagne. Il faut dire que Fée Braguette se promenait à plus de 1600m d’altitude. ET fichtre que l’autre sexe était attirant et bien bâtit par là haut !

La saison touristique battait son plein, nous étions début juillet. Le ciel était bleu azur (non c’est pas un pléonasme). Dans la ville régnait cependant une agitation. Des murmures sourds de colère se faisaient entendre à chaque coin de rue.

La ville recevait un type détesté, un collabo des dragonhasbourgeois, le bailli Gay Slaire. Ce type n’avait pas la réputation d’être un bon samaritain. C’était un être cruel, sadique et arriviste. Sachant que la population du canton d’Uri désapprouvait la politique des dragonhasbourgeois, celui-ci avait inventé un jeu idiot !

Il avait perché un grand, un immense bonnet sur un tilleul en ville et les passants devaient y faire un salut révérencieux pour confirmer leur allégeance à un certain Rodolphe prince étranger, mais suzerain des uriets. C’est à ce moment précis que le fameux Guillaume vint comme chaque jour en compagnie de son fils Walter faire ses courses au marché.

La pomme

Heureux de vivre il sifflotait, disant bonjour aux uns et aux autres et passa sous le chapeau sans faire gaffe !

-  ARF ! Arthung ! Toi ! Là-bas le gueux des rochers, approche ! Hurla le bailli Slaire.
-  Quoi ! Moi, wasistass ? Répondit M’sieur Tell
-  Warrum tu n’as pas salué le bonnet représentant ton maître ? Tu ne veux pas lui être fidèle ?
-  Je ne sais pas, j’ai pas fait attention. C’est important ? T’as pas l’air gai dis-moi !
-  Te fous pas de ma g.., tout le monde le sait dans la ville qu’il faut saluer le chapeau ! Puisque tu as l’esprit enjoué, tu vas apprécier l’amende que je vais te donner. Tu portes arbalète, tu vas tirer une flèche dans une pomme et tu devras la toucher au centre ;
-  Fastoche ! S’éclata de rire Guillaume
-  La pomme va être sur la tête de ton fils, mais comme tu dis fastoche !
-  Ecoute bailli, je veux bien tirer dans ta pomme, mais pas sur la tête de mon fils !
-  Tu fais moins ton fière hein ! Tu te sens caqueux à présent, allez ! Je suis bon prince, je peux te proposer de vous faire exécuter tous les deux, si tu préfères !
-  Ta mansuétude me touche, vas-y place ta pomme. Walter, fais confiance à ton père ! Guillaume sorti une flèche de son gilet, arma et fit mouche du premier coup !

Mais le bailli sournois, voyant qu’il y avait une seconde flèche dans le gilet, voulu impérativement savoir à quoi elle était supposée servir.
Guillaume lui expliqua :

-  Tu sais mon arbalète me sert pour la chasse. J’ai donc besoin de plusieurs flèches pour tuer le gibier ! Sans compter que nos montagnes sont infestées d’ours qui parfois nous attaquent.
-  Un aussi bon tireur que toi, ne doit pas rater souvent sa cible… Bon, j’ai une proposition à te faire. Je t’emploie dans ma garde personnelle en tant que garde zozomaltin.
-  Certainement pas ! Je suis un paysan et j’ai une famille à nourrir. J’aime trop mon village de Bürglen. J’y suis conseiller municipal.
-  Comment, tu oses refuser l’honneur qui t’échoit ? Tu oses dire non à un représentant de l’empire Dragonhasbourgeois ? Tu oses désobéir ?
-  Je ne désobéis pas, je décline cette offre charmante avec regrets crois-moi !

Quand les hommes font l’amour, ils ne font pas la guerre

Le Gay Slaire commençait à s’empourprer devant l’affront, quand Fée Braguette décida d’intervenir. Le Guillaume lui plaisait beaucoup, mais bon il était marié et père de famille. Et d’un autre côté, en dépit de son air revêche le bailli zozomaltin traître, n’avait l’air pas mal monté. Il avait un très grand pif !!

Vous savez ce que l’on dit entre femmes, la taille du nez est représentative de la taille du ….. bip !(interdit au moins de 18 ans)

Donc Braguette sortie sa baguette magique et d’un coup détourna l’attention du bailli. Le mouvement n’avait échappé à personne ! Gay Slaire se mit à contempler cette merveille ! Il était souriant et en final il se révélait être tout à fait séduisant.

-  Chère damoiselle, vous n’êtes pas d’ici ?
-  Pas vraiment ! Répondit la fée.
-  Depuis combien de temps êtes-vous dans le pays ?
-  Depuis assez de temps pour vous voir faire votre important !
-  Dites-moi jeune fille, je vous trouve bien arrogante ! Savez-vous que toute personne arrivant en Zentralzozomaltineiz, doit se déclarer au bourgmestre ou à défaut à un haut personnage du canton ?
-  Heu ! Ce haut personnage pourrait être vous, par exemple ! Fée Braguette éclata d’un rire franc, malicieux et mielleux.
-  Vous ne manquez pas d’aplomb. Oui, je puis être ce personnage, bougresse.
-  Super, et vos bureaux, ils sont où ?
-  A l’hôtel du Syndic d’ Altdorf, suivez-moi immédiatement, féniaule* !

Fée Braguette emboîta le pas au bailli Gay Slaire de Küssnacht, avec des arrières pensées. Ils pénétrèrent dans une grosse bâtisse carrée, et montèrent à l’étage. Le lieu était vide. A peine entrés dans la pièce le bailli ferma la porte et poussa le loquet ! La fée était restée debout au centre de la pièce. Elle décida de s’amuser de Gay !

-  vous avez peur que je m’envole que vous fermez cette porte à double tour ?
-  Fais pas de fla-fla avec moi. Si tu veux avoir un sauve conduit pour rester dans la région, tu vas trousser tes guenilles et fais pas ta bobette ! Dépêche toi, montre moi ton barboutzet !
-  Hé ! ho ! y’a pas le feu au lac. J’ai pas l’habitude de bousculer les choses dans ce domaine.
-  Tu m’as l’air d’être une sacrée délurée…

Là-dessus il sortit son chibre et souleva les chiffes de la fée. Le nez du bailli n’avait pas menti, il était fort bien calibrer et de bonnes mesures. Fée Braguette en fut satisfaite et comme elle était très gourmande, elle en redemanda.

Ne laissant pas à Gay le temps de remballer la marchandise, elle s’appliqua dans une mignardise dont elle avait le secret ! Notre sanguinaire bailli, perdit les pédales et se laissa faire. Après les bons soins que lui prodigua Fée Braguette, il n’était plus méchant du tout, pour un peu il aurait créé une association des droits de l’homme, si l’idée avait pu exister au XIIIème siècle !

Pendant que madame la fée usait et abusait du bailli, les habitants d’Altdorf et des environs goûtaient le plaisir d’une paix royale. Ils en profitèrent pour prendre rendez-vous au Grütli pour le 1er août. Tell, lui ruminait sa vengeance. Cette espèce de gros connard l’avait obligé à mettre son fils en joue. Ceci était intolérable, inadmissible. Ha ! Il allait voir ce soir !

En effet, Guillaume projetait de se mettre en embuscade sur le chemin qui menait au château de Gay Slaire.

Epilogue légendaire

Mais l’intervention de Fée Braguette changea un peu la donne ! Car après lui avoir délivré le droit de circuler en Zozomaltine, le bailli décida de lui faire voir le pays. Comme il faisait bien la chose, Fée Braguette accepta. Du coup on ne revit plus jamais le bailli Gay Slaire.

Proverbe Zozomaltin : « Chez nous les caïons ne deviennent pas vieux, se sont les vieux qui deviennent cochons »

Bien qu’il ait été impopulaire, les gens de la région du lac des Quatre cantons ne connaissaient pas son nom… Aussi, ils racontèrent longtemps le soir au coin de l’âtre, l’histoire de la pomme et du méchant bailli vendu à une puissance étrangère, mais sans lui donner de nom.
Pour les premiers Confédérés le nom de ce collabo n’avait aucune importance, tous les baillis étaient impopulaires à cette époque éloignée !

C’était il y a 700 ans… Aussi, cent ans plus tard quand un zozomaltin voulu coucher l’histoire par écrit, alors qu’elle se contait oralement jusque là ! Il dû inventer un nom pour le patronyme du bailli. Comme dans la région vivait une famille du nom de Gessler, cela lui paru satisfaisant à l’oreille, et c’est ainsi que la famille Gessler entra dans l’histoire sans avoir jamais rien fait d’extraordinaire.

Entra dans l’histoire et dans la légende, car certains fâcheux qui se prennent pour des scientifiques intellos, persistent à dire que Guillaume Tell n’a jamais existé ! Comme on dit au pays Wadtois :

« Le plus dur c’est de caquer avec de bonnes odeurs de jeune cadre dynamique »


- Caïon : cochon
- Bobette : sotte
- Féniaule ou fégniole : femme pas finaude
- Barboutzet : sexe féminin très poilu
- Caqueux : merdeux

Sources : chocolat.TV pour Guillaume Tell et sa région.

Quelques rares sites parlant du héros légendaire et de sa ville natale.

La Mère Teuil

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