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Le marché des chômeurs

Une force économique pour la richesse d’un pays

jeudi 28 septembre 2006, par Mireille-Caroline

Le marché du travail est source de profits. Le saviez-vous plus le chômage structurel persiste, plus ses effets sont positifs pour l’économie d’un pays ? Dès 2005 les économistes l’ont écrit. Le Medef ne parle plus que de flexi-sécurité. T’es chômeur, tu enrichies ton pays ! En gestion d’entreprise plus la masse salariale décroît, plus les profits d’une entreprise s’accroissent.

Pour apprendre de manière rationnelle pourquoi le chômage de masse est voulu, souhaité, voir encouragé, il faut se pencher sur les analyses économiques.
Certes, les écrits sont parfois rébarbatifs, pas vraiment vulgarisés, mais le jeu en vaut la chandelle.

La France est l’un des pays d’Europe où le nombre de chercheurs d’emplois et sans emplois est le plus élevé. Jacques Cotta, journaliste à France2 vient d’écrire un livre où il dénonce la pauvreté dans laquelle vit 1/6ème des français.

Entre émotion et rationalité

Si humainement et émotionnellement apprendre que plus de 12 millions ont moins de 843 euros pour vivre par mois est révoltant, économiquement cela signifie que le PIB est au mieux de sa forme.

L’économie est cynique et les acteurs qui en tirent les ficelles sont détachés des passions et des émotions grâce aux intermédiaires. Souvent, ils ne savent même pas qu’indirectement ils sont la cause de ce problème. Ils prennent une assurance vie pour que leurs proches aient un petit capital. Ils se laissent convaincre par leur banquier d’acheter des sicav ou autres produits à rendement financier, etc… C’est ainsi que sans le savoir, ils sont créateurs de chômage. Pour eux si leur placement ne fonctionne pas, c’est la faute du banquier. Le banquier est un commerçant comme les autres, il n’a pas envie de perdre ses clients, aussi suit-il leurs conseils en déplaçant les fonds vers des actions à meilleurs rendements…
L’économie se chiffre et par voie de conséquence, elle n’a pas vocation à faire de la littérature.

L’économie de marché se doit de laisser sur le carreau un certain nombre d’individus, si elle tient à conserver sa bonne santé.

Un pion sur un échiquier

C’est pourquoi sans états d’âme, les actionnaires, qui réclament plus de rentabilité sur leurs titres, vont pousser les grands patrons à licencier, à opérer des économies sur les prestataires extérieures leur demandant de réduire leur mage bénéficiaire. Ce qui implique une baisse du coût de production qui se fera sur les salaires, sous peine de voir la multi nationale s’adresser à son confrère.

La flexibilité, dont tout le monde de l’entreprise parle, est axée sur la souplesse des horaires de travail, la mobilité géographique, l’acceptation de bas salaires et surtout sur des emplois à durée déterminée.

Le chômeur aujourd’hui doit se transformer en prestataire de services et accepter des missions temporaires entre deux périodes d’inactivité. Ce n’est pas par hasard si les exigences à l’embauche mettent la barre très haute au niveau des capacités et de la polyvalence, et, les salaires relativement bas.

L’économie pour fonctionner à plein rendement à besoin d’un marché fluide et équilibré. Donc de la flexibilité dans l’utilisation de sa matière première.

Aujourd’hui et maintenant, mais demain

Le monde économique actuel place le travailleur en qualité de matière première puisqu’il est devenu une des premières sources d’enrichissement. Comme tout matériaux il doit être interchangeable afin de conserver de l’équilibre dans la justice sociale. Si c’était toujours les mêmes qui pourraient bénéficier d’un emploi, des conflits sociaux paralysants seraient prévisibles.
Hors, les conflits sociaux s’ils peuvent être des boosters pour l’économie, il ne faut pas qu’ils s’éternisent. Ils doivent être ponctuels et espacés les uns des autres.
C’est pourquoi partout sur la planète on assiste à une précarisation du travail, une tendance forte au dumping salarial, au morcellement du temps de travail par individu, à une baisse de la rétribution du travail et une diminution du pouvoir d’achat.

En parallèle le métier de formateur se développe et se structure. La formation individuelle devant à terme remplacer des institutions comme l’ANPE.

L’avenir

Il faudra prévoir qu’entre deux emplois occupés à plein temps, chaque salarié privé d’activité professionnelle soit envoyé en formation où il acquerra de nouvelles compétences, de nouvelles formes d’expressions verbales, se teindra informé des nouveaux enjeux économique du monde du travail, en contre partie, il percevra une allocation de subsistance.

On a longtemps pensé que les grandes entreprises avaient à leur tête des être esclavagistes. C’est une erreur.. Les grands patrons doivent conserver leurs actionnaires. Ils obéissent donc à l’économie de marché, sans plus…
Leur position est tout aussi précaire que celle des autres travailleurs, à la différence près, qu’ils négocient un salaire très élevé et des indemnités de ruptures de contrat conséquentes. Ils ne peuvent prétendre percevoir des allocations ASSEDIC.

Ne pas perdre de vue que l’économie fonctionne sur le principe des vases communicants. Si l’un se rempli, l’autre se vide. Deux vases pleins, c’est l’inflation, deux vases vides, c’est la disette.
Ce qui n’était pas le cas quand dans les temps antiques. Nos ancêtres pratiquaient le troc. C’était avant l’invention de la monnaie.


Sources sur le ch

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