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Les gros maux des petits bobos

Les autres pas moi, mais quels autres ?

dimanche 18 février 2007, par Mireille-Caroline

De plus en plus de personnes dans les pays industrialisés sont atteints de maux et de pathologies liés au comportement. Beaucoup de chercheurs, d’écoles et de courants de pensée différents se sont penchés sur le sujet. D’autres se sont contentés d’observer comment fonctionnait le cerveau humain. Qu’ils soient réels comme les pathologies, maniaco-dépressives, schizophrénie, troubles névrotiques, etc. ou psychosomatiques, les bobos du disfonctionnement momentané ou persistant du cerveau empoisonnent nos relations humaines presque quotidiennement.

Le cheminement intéressant de Michel Odoul sur l’apparition des symptômes d’une pathologie, mérite d’être étudié. Au sujet de l’arthrose du genou, il explique que : « la dégénérescence articulaire installée précisément là, pas au cou, à la main, à l’épaule. » proviendrait dans 99% des cas d’un problème relationnel aux autres. Qu’en fait, le malade refuse inconsciemment d’aller vers les autres, de plier, etc… Qu’il y a de forte chance que cela soit apparu au moment d’une grande souffrance. Il parle d’amener les malades à réfléchir au moment où sont apparu les premières alertes..

Il y aurait une concordance entre un fait grave et la pathologie développée à un endroit précis du corps. En effet, on peut penser que par le truchement des émotions, chaque fois que le malade se retrouve dans une situation qui réactive le ressenti au moment du traumatisme, la douleur survient à l’endroit où elle était survenue antérieurement, au moment des faits jusqu’à devenir un mal chronique..

En résumé, quelque soit la pathologie chronique ou non, notre corps nous envoie un message ! Lorsque la maladie survient, il s’agirait de nous poser les bonnes questions, au lieu de réagir en victime. Un questionnement positif de nous même doit nous amener à trouver la réponse.

Autre cheminement sur le thème notre corps et sa mémoire. La manière dont on mange, ce que l’on mange serait inconsciemment choisi. Pour les mangeurs de viande, cela signifierait un besoin de développer de l’agressivité. Une aversion pour le lait, un rapport conflictuelle avec sa mère dans la petite enfance. Le chocolat serait révélateur d’un besoin d’amour « d’une grande faim d’amour » nous apprend Evelyne Gambino.

Nous pourrions ajouter à ces thèses, l’emploi de mots de façon récurrente, ou de certains verbes.
Ainsi, l’utilisation du mot respect de manière chronique par un individu pourrait signifie que c’est ce qu’il a le plus de mal à donner aux autres. Très souvent, ce mot là justement est employé inconsciemment. Car, l’humain est qu’il le veuille ou non dans l’accusation de l’autre. L’autre pas moi ! Les autres pas moi !

L’autre pas moi !

C’est justement sur ce comportement qu’il faut se pencher. Qu’est-ce qui nous amène à parler des autres ? Pour en final ne parler que de soit… Outre le fait que la position d’accusé est inconfortable à moins d’être masochiste, on peut sans doute chercher une autre réponse.

Une partie de la réponse se trouve dans notre cerveau. Cela ne signifie pas que nous devons nous interroger forcément, mais que le cerveau est le moteur qui fait fonctionner notre machinerie.

Un cerveau mal irrigué en oxygène, réfléchira mal ou à l’économie. Qu’est-ce qui oxygène le cerveau ? En fait ce sont nos globules rouges qui transportent à notre unité centrale l’oxygène nécessaire à notre équilibre général. Pour que ces transporteurs fassent correctement leur travail, il leur faut du fer. Une anémie permanente ou passagère aura fatalement une répercussion sur notre disque dur ! La réflexion deviendra pesante, les activités liées aux mouvements deviendront exténuantes. En revanche s’il tourne à plein régime, notre cerveau consommera beaucoup de glucose qu’il puisera dans notre corps.

Pourquoi le cerveau a-t-il besoin de tant d’énergie ?

Ce petit appareil ne fait pas que respirer, il enregistre tout ce que vous voyez, humez, goûtez, touchez, entendez, mais également pour que ces informations soient transmises en tant réel, il fabrique beaucoup de neurotransmetteurs… La connexion entre les neurones est effectuée par des substances chimiques, les neuromédiateurs. Que les messagers chimiques ne fassent pas leur travail et c’est l’apparition de disfonctionnements dans le comportement, des plus inoffensifs aux plus destructeurs.

Nous avons tous dans notre entourage des personnes qui parfois « pètent un câble », ce sont les neuromédiateurs qui ne connectent plus. Sans être pour autant atteint d’une pathologie nécessitant l’ingurgitation de médicaments quotidiennement, nous sommes tous susceptibles d’être submergés par un ras le bol, de la nonchalance, l’envie de ne « rien foutre » !

Sommes nous responsables réellement ?

Comme on le constate, l’alimentation et le vécu individuel ont une grande importance et un énorme retentissement sur nos comportements. La recherche scientifique se penche sur le vécut de notre alimentation, car en fait ce que nous ingérons conserve des empreintes de la façon dont ils ont été cultivés, élevés et traités avant d’être consommés. De même, tous les conservateurs, antioxydants et autre produits chimique ajoutés aux aliments ne sont peut-être pas aussi inoffensifs que certains industriels voudraient nous le faire croire.

Si les neuromédiateurs sont des transmetteurs chimiques, nous sommes en droit de nous poser la question au sujet de l’apport en grande quantité d’ingrédients chimiques dans notre alimentation et l’incidence qu’ils peuvent avoir pour notre corps, mais aussi et surtout sur nos facultés mentales…

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