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Liquide vaisselle Moumoune

samedi 1er novembre 2003, par Mireille-Caroline

« La rationalité est avant tout le privilège de ceux qui détiennent le pouvoir. » [Jacqueline Feldman] Dans les années 1970 des économistes américains avaient mis en évidence la contribution gratuite des tâches ménagères. Ils étaient allés jusqu’à demander que soit inclus dans le PNB du pays cet apport non négligeable souvent exécuté par 50% de la population.

Il était question à cette époque de faire prendre conscience que non seulement tous les représentants d’un peuple ne s’occupaient jamais de l’intendance mais aussi que s’il avait fallu embaucher du personnel pour effectuer des travaux cela aurait eu un coût.

Trente ans plus tard les choses ont beaucoup changé. D’une part, il y a de plus en plus de femmes qui optent pour le célibat, d’autre part les hommes assument dans à une grande majorité leur part de travail domestique. Sans oublier qu’un couple sur deux divorce, d’où la nécessité pour les hommes de prendre en main.

Si l’on remonte le court de l’histoire, la femme s’est vue attribuer les soins de la maison et des enfants dès l’âge des cavernes, parce que l’homme, plus fort, se devait de ramener la viande et de se battre contre les envahisseurs.

Chez les Cro-Magnon, on était strict… Monsieur chassait et faisait la guerre aux clans rivaux, tandis que Madame entretenait le feu, allait chercher l’eau, s’occupait vaguement de la marmaille, arrangeait les peaux de bêtes en vêtement et assurait la cueillette des végétaux.
Dans ces temps préhistoriques, monsieur Cro-Magnon n’était pas regardant sur la propreté de la caverne, pourvu qu’il y ait du feu…
Seulement ce que l’on oublie trop souvent, c’est que chez les Cro-magnon la viande était rare. Non pas que Monsieur soit un empoté, mais les instruments qu’il fabriquait étaient trop rudimentaires. Aussi notre famille Cro-magnon se nourrissait-elle le plus souvent des végétaux collectés par Madame…

Toutefois la femme pouvait se révéler être plus précieuse que l’homme. Les hommes préhistoriques vivaient en petits clans. Et il arrivait que lors des rudes hivers, le clan soit obligé de migrer vers des cieux plus cléments.
Quand le groupe rencontrait d’autres clans, il tentait de s’y faire admettre, la femme était souvent la monnaie d’échange, il arrivait même que le clan n’admette que la femme de cette troupe de nomades. Et madame qui avait l’instinct de survie solidement chevillé au corps changeait de clan, sans l’ombre d’un remord. Un homme même chasseur ne représentait en hiver qu’une bouche de plus à nourrir, alors que la femme était un élément fonctionnel de bon rapport.

Dans ces temps héroïques, l’homme se valorisait par sa force, nos ancêtres préhistoriques avaient compris que la femme avait une utilité plus grande pour la survie de l’espèce. D’ailleurs les dames Cro-Magnon ne s’embarrassaient pas de principes tels que la fidélité. Les meilleurs chasseurs du clan n’avaient aucune difficulté à trouver des femmes. L’attribution des faveurs sexuelle était à ce prix… Comme l’a dit Jacqueline Feldman : « « La rationalité est avant tout le privilège de ceux qui détiennent le pouvoir. »

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