Accueil > Mieux vaut en rire > Les concierges de l’√©pisode 2 √ 8

plusieurs épisodes des CONCIERGES sur la même page

Les concierges de l’√©pisode 2 √ 8

mercredi 3 mars 2004, par Mireille-Caroline

La m√®re Michu une vieille occupante de l’immeuble pointe le nez dans le hall. Elle va faire ses courses...
- Bonjour Monsieur Zig. Ca se r√©chauffe pas, hein !

- C’est ZEIG pas Zig. Bonjour madame Michu, moi j’ai le sang chaud, alors j’ai jamais froid. Vous, vous √™tes fait une beaut√© aujourd’hui, vous allez draguer ?

- Vous rigolez, j’ai autre chose √ faire...
- Faut pas dire √ßa madame Michu, vous √™tes encore jeune, un homme dans les bras √ßa fait du bien.

- Avec toutes les maladies qui courent ! C’est de la folie que de vouloir avoir un copain et puis je suis bien tranquille sans homme.

- Allons madame Michu, tous les hommes n’ont pas des maladies. La patronne, elle est bien contente que je lui r√©chauffe le derri√®re tous les soirs, vous pouvez me croire. Regardez la Trochu, elle se prive pas. Hier soir elle est rentr√©e avec un type qui pourrait √™tre son fils, et toute la nuit elle a chant√©. C’est son voisin monsieur Calv√®re qui me l’a dit.

- Madame Trochu fait ce qu’elle veut de ses fesses avec qui elle veut, moi j’ai d’autres chats √ fouetter.
- Ha ouais ! Il para√ģt que le gars d’√ c√īt√© il vous regarde avec envie. C’est peut-√™tre un bon coup !
- Quel gars √ c√īt√© ?
- Celui du cinqui√®me √©tage de l’immeuble √ madame Tadzi. Vous savez le jeune qui fait de la politique.
- Non, je ne vois pas et moi je ne fais pas de politique.
- Mais si, vous le connaissait, le petit qu’est toujours fringu√© comme un cadre, s√©rieux et tir√© √ quatre √©pingles.
- Vous voulez parler d’Eric ?
- Dame, chais pas s’il s’appelle Eric. Je sais qu’il est s√©rieux d’apr√®s ce que m’a dit la m√®re Tadzi. Tiens ! Regardez le voil√ qui sort...

- Bonjour !
- Bonjour Eric, vous allez bien ?
- Oui, merci madame Michu, je vais voir mes parents. Bonne journ√©e madame Michu.
- A vous aussi Eric.

- Ben vous voyez que vous le connaissez, vous avez vu comment il est aimable avec vous ?
- Allons, allons, monsieur Zeig, ce ne sont que des rapports de bon voisinage, rien de plus. Vous avez trop d’imagination. Je vous laisse, j’ai beaucoup de chose √ faire. A plus tard.
- A plus, mais je vous dis qu’il vous lorgne le gamin. Vous devez lui rappeler une amie de sa m√®re. Et puis, il est toujours tout seul et vous √™tes rassurante. Un de ces quatre la Trochu, elle va vous le souffler sous le nez.
- Grand bien leur fasse. Bye !

- Nadia !
- Oui Omard, que veux-tu ?
- T’as fais les courses ?
- Oui Omard !
- C’est con, t’aurais pas oubli√© quelque chose, cherche bien ?
- Non, Omard, je te promets.
- Dommage car tu vas aller me chercher des cigarettes, mais tu passes par la rue Simplon. Et tu fais fissa. Je veux savoir si la Michu elle a pas rancard avec le mec d’√ c√īt√©.
- Quel mec ?
- Le minet qui vient de passer. Grouille-toi bordel. !
- J’y vais sans mon manteau, tu me donnes des sous ?

- Bonjour vous allez bien ?
- Et vous m’ame Tadzi ?
- Ca se maintient. Quoi de neuf ?
- Y’a votre locataire du 5√®me qui vient partir par la rue Simplon et la m√®re Michu qui lui fille le train. Je demande s’ils ne fricotent pas ensemble tous les deux. Rendez-vous compte, elle l’appelle par son pr√©nom.
- Non ! Pas possible !
- C’est comme je vous le dis. Ils font comme si de rien n’√©tait, mais je vous le dis moi, y’a anguille sous roche. Croyez-en mon exp√©rience. Je viens d’envoyer Nadia acheter des cigarettes, elle va les suivre. On va savoir !
- Vous parlez d’une histoire ! Madame Michu a l’air tellement comme il faut et le petit Eric si gentil et si bien √©lev√©. J’aurai jamais cru √ßa d’eux !!! Tous des pervers ! Quand mon homme va savoir √ßa !

- Vous savez, faut pas se fier √ l’eau qui dort. Bonjour madame Trochu, √ßa va comme vous voulez ?
- Oui, merci Omard.
- Vous n’avez pas entendu des bruits de gloussements c’te nuit madame Trochu ?
- Moi, non, pourquoi ?
- Parce monsieur Calv√®re, il m’a dit que toute la nuit, il a entendu une poule s’envoyer en l’air.
- Ho ! Si c’est Calv√®re, c’est pas grave. Ce vieux cochon, il entend des partouzes dans tout l’immeuble. Il para√ģt, d’apr√®s lui, que le soir du c√īt√© des fen√™tres de la loge, il entend : ¬« Allez ! La grosse am√®ne ton cul que je lui fasse sa f√™te et enl√®ve ta culotte d’abord ! ¬ »
- H√ī ! C’est un vieux d√©goutant. Vous savez pas ce qu’il m’a dit l’autre jour ?
- Non ! Quoi ?
¬« Ma ch√®re madame Tadzi, je vous trouve de plus en plus belle. ¬ » - Je le jurerai pas, mais il semble qu’il m’a touch√© les fesses !
- Il vous a touch√© les fesses ? Vous l’avez dit √ votre homme ?
- Omard, vous connaissez mon homme, il lui aurait cass√© la t√™te, et l’autre vieux machin il aurait port√© plainte. J’veux pas qu’il aille en prison mon bonhomme !
- Vous avez raison m’ame Tadzi. Au revoir madame Trochu bonne journ√©e ! Mais, s’il recommence vous allez faire quoi ?
- Je ne sais pas, je vais essayer de l’√©viter. C’est quand m√™me dommage qu’il soit malade le p√®re Calv√®re, c’est un bel homme. Il pourrait se trouver une gentille petite femme ! Tien ! revoil√ la votre....

**************************
feuilleton 3

Nadia frigorifi√©e reviens avec les cigarettes et un air qui en dit long. Elle a des r√©v√©lations surprenantes √ faire √ son mari et √ madame Tadzi la concierge. Sur ce va arrive monsieur Calv√®re.

- Alors ?
- Omard t’avais raison, ils fricotent. Ils sont entr√©s dans le m√™me caf√© !
- Ils s’embrassaient ?
- Je ne sais pas, j’ai continu√© mon chemin, surtout que la m√®re Michu m’a dit bonjour. Je ne pouvais pas rester √ regarder...
- Mais quel √Ęge elle a la Michu ?
- La quarantaine m’ame Tadzi.
- C’est du propre, le petit il a ..... Au plus 25 ans.
- M’ame Tadzi, c’est dans les vieux pots qu’on fait la bonne soupe, comme on dit !
- Bonjour tout le monde !
- Bonjour monsieur Calv√®re, alors il para√ģt que cette nuit madame Trochu vous a fait un concert ?
- Ha ! mes braves gens, ne m’en parlez pas. C’est une garce la Trochu, une belle garce certes, mais une sacr√©e garce quand m√™me.

- Vous dites √ßa, mais vous aimeriez bien vous la faire, pas vrai m’sieur Calv√®re ?
- Monsieur Zeig, voyons, ce n’est pas une fa√ßon de parler devant les dames. Mes hommages madame Zeig et √ vous aussi madame Tadzi. Toujours en beaut√©. Au fait Madame Tadzi, j’ai un petit soucis qui provient de votre immeuble. Des petites infiltrations d’eau.
- De mon immeuble ?
- Oui, ch√®re madame, si vous le voulez je vais vous montrer tout de suite d’o√Ļ √ßa provient ?
- Maintenant ? mais mon mari n’est pas l√ et c’est o√Ļ ?
- C’est au second √©tage, vous n’avez pas de conduite d’eau qui fuit ?
- Je ne crois pas.
- Allons voir cela ensemble, vous venez !
- Oui, monsieur. A plus tard messieurs dames.
- Vous viendrez me dire si la fuite est r√©par√©e m’ame Tadzi.

- Pourquoi tu souris Omard ?
- Parce qu’hier le p√®re Calv√®re il a mis la main au cul de la m√®re Tadzi. Et que cette ... n’en a parl√© √ son mari. Elle a peur que son homme soit trop violent. Tu parles ! Moi, je te le dis, ils ont trouv√© une combine pour se tripoter en douce.
- Tu as raison Omard, en plus t’as vu comment elle lui a dit que son mari n’√©tait pas l√  ?
- Ouais, √ l’heure qu’il est, je te paris qu’elle joue √ culottes baiss√©es.
- Comme la m√®re Michu avec le petit jeune ?
- Oui ma vieille. Au fait, tu sais pas que ce vieux cochon, il √©coute derri√®re nos fen√™tres le soir ?

- Ha bon !
- Oui, il a racont√© √ la Trochu qu’il m’avait entendu te demander d’enlever ta culotte.
- Ho, mon dieu ! Qu’est-ce qu’il va penser de moi ?
- Ce qu’il veut, tant que t’enl√®ve pas ta culotte avec lui !
- Je te promets Omard, je le fais qu’avec toi.
- T’as int√©r√™t si tu ne veux pas te ramasser une branl√©e. Bon, on va rentrer. Tu vas me demander pardon √ genoux pour avoir mal fait la course. Allez vite, √ la maison.
- Omard, si les enfants nous voient ?
- les m√īmes n’ont rien √ foutre dans notre chambre. Vu !

************************
4

Fin de journée, Zeig Omard est de nouveau devant son immeuble. Monsieur Calvère rentre chez lui. Madame Tadzi sort ses poubelles, madame Michu rentre, monsieur Son Eric aussi, et madame Trochu sort toute pimpante.

- Alors M’sieur Calv√®re, cette fuite ?
- C’est bien ce que je pensais, √ßa venait de chez madame Tadzi. Hein Madame Tadzi ?
- Oui c’est vrai, heureusement que vous savez bricoler. Lundi je ferais venir le plombier.
- Je repasserais lundi ch√®re madame Tadzi pour voir, allez je me rentre.

- Alors ! Il a recommencer √ vous toucher les fesses ?
- Omard ! Vous exag√©rez, enfin oui.. Mais je lui ai dit que j’√©tais une femme s√©rieuse. Il l’a tr√®s bien compris.
- Il a arr√™t√© comme √ßa ?
- Oui madame Trochu !
- Vous m’√©tonnez, avec moi il en a fallu plus...
- Comment √ßa plus ?
- Je ne vais pas vous faire un dessin. Mais, j’ai d√ » c√©der un peu et apr√®s il m’a fichu la paix.
- Un peu ! Cet homme est un rustre !
- Eric vous √™tes jeune, avec le temps vous serez moins tranch√©.
- Madame Trochu, l’√Ęge ne fait rien √ l’affaire, je n’insisterai pas si une femme, me disait non.
- Ce serait une gourde, si elle vous disait non, mignon comme vous √™tes. Ca me viendrait pas √ l’esprit. Sur ce bonsoir, j’ai rendez-vous avec un galopin √ qui je ne vais pas dire non, s’il me manque de respects !
- Sacr√©e madame Trochu, toujours aussi lib√©r√©e. Et vous madame Michu, le p√®re Calv√®re, il vous a aussi...
- Ca ne va pas ! je lui colle ma main sur la figure s’il ose. D’ailleurs il sait avec qui il peut se permettre ou non...
- Vous dites √ßa pour moi ?
- Comment √ßa pour vous ? Vous aurait-il entreprit plus qu’une main aux fesses ?
- Madame Michu, tout le monde n’inspire pas les jeunes !
- Ecoutez madame Tadzi, je ne comprends pas grand chose √ ce que vous dites. Je vous demande si le p√®re Calv√®re vous coinc√© pour vous... Vous comprenez ?
- Oui, il m’a coinc√©, hier et encore aujourd’hui, mais je suis une femme qui se respecte, moi ! Bon je vous laisse, je vais faire la cuisine.

- Bonsoir m’ame Tadzi. Tu parles, qu’il l’a coinc√© ! Il a pass√© l’apr√®s-midi dans votre immeuble Eric.
- Madame Tadzi avec ce vieux cochon !
- Ca √ l’air de vous surprendre ?
- Ma concierge a l’air d’√™tre une femme respectable et en plus elle est mari√©e.
- Et alors ! Vous croyez vraiment mon petit Eric que les femmes mari√©es sont plus sages que les c√©libataires ?
- Non, je sais bien, mais del√ √ imaginer ma concierge se transformant en madame Trochu folle du cul ?
- Faut pas se fier aux apparences, mon bon, toutes des salopes, excusez madame Michu, mais c’est vrai. Regardez la Trochu comment elle vient de faire des avances √ m’sieur Eric ? Et comment elle nous avou√© qu’elle s’√©tait fait lutiner par le cochon ! La Tadzi, son mec il n’est pas souvent l√ , alors y’a pas de mal √ se faire du bien.

- Monsieur Zeig, ne m’en veuillez pas, mais je trouve votre vision de la femme quelque peu machiste. Il y a des fois o√Ļ je plein Nadia.
- La Nadia elle se plaint pas, elle. Ce tant√īt elle a jou√© de la fl√ »te et elle en a redemander. Apr√®s elle a fait le grand √©cart sans se faire prier, croyez-moi. Quand je m’occupe d’elle, pas besoin de chauffage. Et comme √ß a je suis s√ »r que si elle a sa dose, le pervers il n’aura rien.
- Savez-vous que beaucoup de femmes simulent ?
- Ca veut dire quoi √ßa m’sieur Eric ?
- Omard, je suis jeune, mais moi je sais cela. Beaucoup de femmes, notamment chez les mari√©es font croire √ leurs maris qu’elles prennent du plaisir, mais en r√©alit√©, il n’en est rien. Et souvent ces hommes l√ sont cocus ! Vous pouvez me croire, n’est-ce pas madame Michu que j’ai raison ?

- Tout √ fait Eric ! Pour changer de conversation, vos parents vont bien ?
- Oui, je vous remercie. Maman m’a donn√© quelques gourmandises et papa de bonnes bouteilles. Il faudra que je vous fasse go√ »ter.
- C’est une excellente id√©e, j’aime les bons vins.
- Je vous t√©l√©phone madame Michu, en attendant je rentre car j’ai un rapport √ √©crire. Bonsoir tout le monde.
- Il est bien ce petit ! Hein madame Michu ?
- Tout √ fait. Je vais rentr√©e moi aussi, bonne soir√©e monsieur Zig Omard.
- Zeig, madame Michu, monsieur Zeig !
- Excusez-moi, ma langue a fourch√©. Bonsoir !

En apart√© :
¬« Ouais c’est cela salope, bonsoir. T’as fait reluire le chinois du gamin et maintenant t’es crev√©. Tu peux te l’a jouer s√©rieuse, moi tu ne me berneras pas. Et ton minet, ma vieille, la Trochu, elle va se le faire... ¬ »

***************************
5

Zeig Omard a t-il raison ou tort ?
La m√®re Tadzi (la concierge) a t-elle faut√© avec le p√®re Calv√®re ?
Eric Son culbute t-il la m√®re Michu ?
La m√®re Trochu qu’a t-elle fait avec le Calv√®re pervers ?
Nadia la femme soumise de Zeig Omard simule t-elle ?

Tadzi suivi du p√®re Calv√®re entre dans l’immeuble du 20 rue Pine. D√®s qu’ils sont dans le couloir du 2√®me √©tage, Calv√®re attrape des deux mains le derri√®re de la Tadzi.
- Ho ! monsieur, enfin je suis une femme s√©rieuse.
- Qui a dit le contraire, ma ch√®re ?
- Vous enlevez vos mains !
- Hier, vous n’avez pas dit cela ?
- Hier, j’ai cru que c’√©tait pas fait expr√®s.
- Avec la r√©putation que me fait cet immonde Zeig ?
- Oui, ce n’est peut-√™tre pas vrai.. Mais l√ , vos mains sont sous ma jupe. Arr√™tez ou je crie.
- Au point o√Ļ j’en suis, les gens penseront que vous aimez, car vous aimez, hein !
- Non, pas du tout je trouve √ßa g√™nant. Ho !
- Quoi, ho ! Il faut laisser respirer ces petites choses l√ .
- Mon dieu, si on nous surprend !
- Ne crains rien, ils sont tous partis √ cet l’√©tage. Le samedi, ici il n’y a jamais personne. Laisse-toi allez, tu en meurs d’envie.
- Monsieur Calv√®re, je suis pas d’acc... Ho ! ha ......
- Tu aimes √ßa ma cochonne. Tu vas voir, tu vas me faire comme la Nadia et tu vas crier plus fort qu’elle.
- Nadia, vous avez fait des choses avec Nadia la femme d’Omard ?
- Bien sur ! C’est une bonne celle-l√ , elle a pas fait de cin√©ma comme toi.
- Si Omard apprend, il va vous casser la gueule !
- Ouvre la tienne en attendant, oui, c’est cela. Vas-y, hum ! Tu fais √ßa bien... Debout, penche toi, je vais te la mettre. Han ! Han ! Han !Han ! Han !
- Rarrrrrrrr ! Ouf ! J’ai honte !
- Tu verras avec le temps, c’est bon la honte.
- Parce que nous allons encore...
- Toi ma belle t’en as pas fini avec moi. Fais-moi confiance. Je vais te faire √©clore et reluire un peu mieux que ton mari.

**************
6

Pendant que Nadia s’en allait chercher les cigarettes d’Omard. Madame Michu se dirigeait vers la table d’Eric.

- Eric, je trouve que c’est un peu pr√®s de la maison. Ne pourrions pas nous retrouver ailleurs, dans un autre quartier ?
- Enfin, Juliette tu es libre, non ! Alors arr√™te de t’occuper de ce que vont dire les gens. Ca devient vexant. Tu as honte de moi ?
- Non, Eric je n’ai pas honte de toi, mais de moi. Nous avons plus de quinze ans d’√©cart.
- Et alors, tu n’es pas la premi√®re femme de quarante ans avec qui je...
- Je m’en doute.
- Alors, o√Ļ est le probl√®me. Je te pr√©viens, il va falloir changer ta fa√ßon de penser si tu veux que toi et moi √ßa continue. Si je veux venir chez toi, je veux le faire quand je veux ! Suis-je assez clair.
- Tu sembles de mauvaise humeur ?
- Non, c’est toi avec ton comportement de bigote qui m’agace. Si tu √©tais mari√©e comme l’amie de maman, je comprendrais. Mais, tu es c√©libataire et tu as le droit d’avoir une vie sexuelle. Ce soir je viens chez toi, je te pr√©viens que √ßa te plaise ou non. Et j’y reste toute la nuit.
- Comme tu veux... Que fait-on maintenant ?
- Comme pr√©vu, nous allons chez Christian, il me pr√™te sa piaule. Apr√®s je vais voir mes parents √ Etr√©chy

************************
7

Il y a un mois St√©phanie Trochu rentrait d’une soir√©e. Il √©tait aux alentours de 23 heures. Dans le hall du 18 rue Pine, elle croise le Calv√®re pervers.

- Mes hommages du soir St√©phanie.
- Bonsoir Franck, vous sortez ?
- Non, si vous savez garder un secret, je vous fais voir quelque chose de dr√īle.
- Oui, je vois ce que c’est, mais des secrets comme √ßa, on m’en a d√©j√ montr√© beaucoup, vous savez.
- Allons St√©phanie, ne soyez pas grivoise. Enfin pas tout de suite. Venez et √©coutez.

Franck entra√ģne St√©phanie dans la cour. Il lui montre la fen√™tre du concierge et lui fait signe de tendre l’oreille. Qu’entendent-ils ?
¬« L√®ve ta robe, plus haut esp√®ce de gourde. Ouais, voil√  ; comme √ßa ! J’vais meubler ton tablier ma grosse, tu vas voir √ßa. ¬ » - ¬« C’est quoi √ßa Omard ? ¬ » - ¬« C’est un jouet que le p√®re Calv√®re est all√© m’acheter, il m’a dit que toutes les femmes aimaient. Ecarte que j’l’enfile. Voil√ , c’est √ßa ! ¬ » - ¬« Omard, pourquoi ce truc ? ¬ » - ¬« T’es vraiment conne, bon tu le fais bouger pendant que je regarde, allez plus vite. Oui c’est √ßa, vas-y fais plaisir √ ton homme. T’inqui√®te tu vas y avoir droit avec le vrai. ¬ »

Pendant ce temps, derri√®re la fen√™tre, les mains de Calv√®re s’activent.
- St√©phanie, vous regrettez ?
- Non, je n’aurai jamais cru que notre concierge √©tait un gros porc. Il n’est pas si moche apr√®s tout ! Et en plus vous avez √©t√© lui acheter un gadget ? Franck vous √™tes un pervers.
- Cela n’a pas l’air de vous d√©plaire. Levez la jambe que je vous enl√®ve ce truc qui ne cache rien.
- Oui, mais vous la rendez, ce truc comme vous dites, √ßa co√ »te cher. C’est un ¬« Lise Charnel ¬ »
- Tenez !
- Hum ! Pas si vite, s’il vous pla√ģt.
- Tu t’es faites tirer avant de rentrer toi ? Tu sens le foutre ma salope.
- Qu’est-ce que cela peut vous faire. Je fais ce que je veux de mon cul.
- Il est bon ton cul. Tu te rases toujours la chatte ?
- Oui, mes mecs pr√©f√®rent.

Passons.... pendant que le gros porc de Zeig croyait initier sa tendre √©pouse aux joies des accessoires, St√©phanie et Franck se mignotaient √ tour de r√īle.
Les couples finirent presque en m√™me temps. Les concierges s’allong√®rent et les deux autres sont remont√© chez eux. Chacun chez soi.
- Franck, ne comptez pas que cela se reproduise entre nous. Je ne voudrais pas vous vexer, mais vous √™tes trop petitement calibr√©.
- Ma ch√®re St√©phanie, j’allais vous dire la m√™me chose. C’est la premi√®re fois que faisais la chose avec une pervertie et j’ai trouv√© cela tr√®s plat. Je pr√©f√®re les femmes s√©rieuses, elles sont plus √©moustillantes avec leur ¬« je ne veux pas ¬ »

**********
8

Omard en ce soir du 28 f√©vrier, rentre chez lui l’air tourment√©. Nadia fait-elle semblant ?
Un proverbe dit : ¬« Quand tu ne veux pas conna√ģtre une r√©ponse, ne pose pas la question ¬ »
Aussi Zeig ne demanda rien √ Nadia.

Mais alors rien. Sauf : ¬« ce soir on regarde M6, ce mec qui voit des trucs me fait penser √ moi. ¬ »
- Comme tu veux, ch√©ri.
- On dirait que √ßa te fait plaisir de dormir sans me faire un c√Ęlin ?
- Pas du tout Omard, si tu veux je fais tout ce que tu demandes.
- J’ai pas envie de toi, tu peux pioncer...

Nadia, n’insiste pas. Elle en marre de son mari et de ses exigences sexuelles. Jamais un mot doux, jamais un compliment. S’il a pas envi, tant mieux ! En plus il fait √ßa moins bien que le p√®re Calv√®re.

Elle se tourne de son c√īt√© et repense √ Calv√®re. Tout √ l’heure quand il est revenu d’avec la Tadzi, il lui a procurer un de ces orgasme. Quel homme...
Lui il sait parler aux femmes, quel dommage qu’elle soit marier. Elle se verrait bien l’√©pouse de Calv√®re, m√™me s’il court apr√®s tous les jupons, il fait des trucs super. Et elle pr√©f√®re sucer Franck qu’Omard, c’est plus po√©tique.

L’Omard a une grosse queue, tandis que celle du Calv√®re c’est une crevette. Et Franck ne l’oblige pas √ montrer son sexe. Franck est un gentleman, lui. Il d√©balle la marchandise lui-m√™me. En plus il va vite. C’est pas comme avec Omard, √ßa dure, √ßa dure, √ßa dure...

Quand elle n’a pas beaucoup de temps Franck fais son affaire vite fait bien fait entre deux portes sans qu’elle enl√®ve sa culotte et puis il grimpe quatre √ quatre les escaliers. Ni vu ni connu !

Nadia aime les rapports rapides et furtifs.
Pauvre Franck pense t-elle. Si ce soir je ne fais pas la chose avec Omard, il va rester pour rien √ √©couter.
Ce qui excite Nadia quand elle accomplit le devoir conjugal, c’est de savoir que Franck est derri√®re la fen√™tre. Des fois, elle l’imagine en train de les regarder. C’est l√ qu’elle jouit.

Et l’autre pomme d’Omard qui croit que √ßa vient de lui. Ha ! S’il n’y avait les 5 gosses, elle demanderait le divorce. Ferait une demande de loge pour √™tre gardienne et ferait sa vie, comme la St√©phanie.
Pas comme l’autre s√©rieuse de M√®re Michu qui se tape le jeune Eric en cachette.
D’ailleurs elle aussi, elle aimerait bien qu’Eric la regarde...

**********

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexion |†s’inscrire |†mot de passe oublié ?