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La fin du travail salarié

Pistes pour soulager les entreprises

lundi 23 janvier 2012, par Mireille-Caroline

On peut imaginer un futur proche où les salariés se transformeraient en travailleurs indépendants. Ce serait l’explosion de la micro entreprise ou du portage salarial. Le souci qui surviendrait ce serait les entreprises qui se feraient tirer l’oreille pour payer, comme cela existe encore trop souvent actuellement. Mais tout cela pourrait être régler par une loi ou un aménagement d’obligations légales existantes en repensant les CDD.

Le travail en free lance ou en portage salarial se développe de plus en plus. Non pas que cela soit un choix des travailleurs, mais pris entre le marteau (l’entreprise et le besoin de travailler) et l’enclume (Pôle Emploi et l’obligation de trouver un travail) le choix est vite fait. Le chercheur d’emploi finit soit par créer sa micro entreprise, soit par signer un contrat avec une entreprise de portage salarial. Dans les deux cas, c’est à lui que revient de payer toutes les charges sociales (salariés, patronales).

Quant à l’entité entreprise, elle s’en sort plutôt bien, sa masse salariale diminue…Et souvent elle ne règle qu’à 30 jours fin de mois, quand ce n’est pas à 45 ou 60 jours. Avec pour certaines une mauvaise volonté évidente en répondant aux relances : »ça viendra quand ça viendra ! »

Ce n’est pas acceptable, il faut contrer ces mauvais payeurs, c’est pourquoi les gouvernements présent et futur doivent travailler pour la protection de ces travailleurs contraints pour travailler d’accepter de payer les charges patronales.

Protection des travailleurs indépendants ou free lance.

Il serait bien que la législation impose aux entreprises qui font appel à leurs services de régler 30% à la commande, 30% au milieu de l’action et les derniers 40% à la fin.

Cette loi aurait un article qui stipulerait que si l’entreprise ne verse pas le solde et que le free lance ou l’entreprise de portage prouve qu’il a réclamé son dû, les impôts réattribueraient les 40% à l’entreprise défaillante, exonérant ainsi de charges sociales et d’impôts le travailleur indépendant.

Quelques métiers faisant appel à ce type de fonctionnement :

-  l’informatique (tous les métiers confondus de ce domaine)
-  la formation
-  le graphisme
-  la rédaction
-  l’illustration
-  etc.

Et demain ? Qu’est-ce qui empêche les autres secteurs d’activités de faire appel à des indépendants ? Du moyen âge jusqu’à la fin du 19ème siècle tous les métiers pratiquaient l’embauche d’indépendants. Ils s’appelaient : journaliers, ouvriers, tacherons, etc. Ils étaient embauchés à la journée à la semaine travaillaient plus de dix heures par jour pour des rémunérations dérisoires. Et les charges sociales n’existaient pas..
C’est le Bon Marché en 1860 qui a commencé à pratiquer la protection sociale. C’est aussi au 19ème siècle que sont nés les syndicats d’ouvriers réclamant de la justice sociale.

Comme on le voit la fin du travail salarié ne serait pas un progrès car très vite les comités de directions qui remplacent les patrons d’antan, s’empresserait de proposer des rémunérations de misère pour faire plus de profits et reverser de plus gros dividendes aux actionnaires.

Conclusion

Avant de mettre au point la loi obligeant les entreprises qui font appel au travail des indépendants à payer leur dû en temps et en heure, on pourrait et cela irait plus vite, alléger la loi sur les contrats à durée déterminée. Ne plus obliger à embaucher en CDI après le troisième CDD. Des CDD reconductibles à l’infini arrangeraient autant les entreprises que les travailleurs. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est mieux que rien.

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