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La légende des guerrières

mercredi 10 décembre 2003, par Archibald

Jadis vivait sur Terre un grand peuple très cultivé, civilisé et qui prenait soin de la nature. Ils avaient une religion dont les bases s’appuyaient sur le culte de la Grande Déesse Mère, la nature. En ce temps là les hommes et les femmes vivaient en harmonie, car les hommes savaient ce qu’ils devaient aux femmes et les femmes aimaient vraiment les hommes.

Dans ce peuple cohabitaient différents groupes : agriculteurs, artisans (forgerons, menuisiers, orfèvres, etc.) guerriers et Druides (ministres de la religion, conseillers royaux, médecins et détenteurs de tous les savoirs). Tous ces groupes étaient mixtes, c’est à dire, composés de femmes et d’hommes. Si les femmes mettaient au monde les enfants, elles n’étaient pas pour autant reléguées aux tâches ménagères. Une femme libre avait des esclaves et une femme guerrière épousait en général un guerrier, l’enfant était confié fréquemment à une famille nourricière. Pour les autres groupes, le rôle de la femme consistait à éduquer les enfants sur le plan intellectuel et manuel. Mais, il arrivait souvent que la femme confie les enfants au père pour effectuer son travail.

L’enfant de guerriers
Arrivé à l’âge adulte c’est à dire à la puberté, il était envoyé chez les femmes guerrières dans la grande île du Nord prêtresses de la tribu de Dana.
Goïdel fut l’un d’eux. Il eut pour instructrice Macha. Il avait 13 ans à son arrivée et Macha 20 ans. Malgré la différence d’âge, ils tombèrent éperdument amoureux l’un de l’autre.
Mais Macha en tant que Druidesse n’avait pas le droit de se marier, sa vie était vouée à la Grande Déesse.

Au terme des cinq années de formation, Goïdel dû quitter la grande île du Nord. C’était un homme accomplit, Macha avait veillé personnellement sur sa formation et de plus, de par ses pouvoirs, elle connaissait qu’il devait être un grand Roi dont la légende de sa descendance deviendrait célèbre et traverserait les siècles.

La veille du départ du chevalier, ils dormirent une dernière fois dans la même couche. Au petit matin, ils étaient épuisaient et Goïdel pleurait abondamment. Macha en eu le cœur serré, mais fut forte pour deux. Elle le cajola et lui fit promettre de ne jamais tenter de la revoir et de tout faire pour l’oublier : « De mon côté, je te promets de t’accompagner dans tous tes combats par ma pensée. Je te donnerai la force quand tu seras découragé, Je ferai de toi un Roi. »

Goïdel promit, il se sentait en osmose avec Macha, mais comprenait qu’un vaillant chevalier devait faire des sacrifices.
Quand il monta à bord du vaisseau pour rejoindre la terre de ses parents, il fit un effort surhumain pour ne pas regarder en arrière. Il murmura : « Pour toi mon amour, ma belle guerrière, je saurai être le plus fort d’entre les forts » Il entendit à l’oreille Macha lui susurrer : « Je ne suis plus là près de toi, mais je reste pour toujours à tes côtés. Va ! Nos corps ont uni nos âmes et nos cœurs à jamais, rien ne pourra rompre ce lien ! »

Goïdel s’illustra dans de grands combats dont il sortit toujours vainqueur, tant par l’adresse que par la force. Jamais il ne faiblit et chaque nuit, Macha, sa Macha venait le rejoindre en rêve. Les années passèrent avec son armée il traversa la mer et arriva sur l’île du bout du monde. Il fut accueilli par la Grande Déesse en personne : « Je t’attendais Goïdel, quand tes troupes auront construit le Tertre, ma tribu passera la porte pour rejoindre l’autre Monde et tu seras le Roi de cette île. Mais, il te faut me promettre d’en prendre soin. Cette île doit restée verte et luxuriante. »
Goïdel promit et fit construire Tara. La tribu de Dana y entra pour régner sur l’autre Monde

C’est Macha en personne qui vint remettre la pierre symbole de la royauté à Goïdel.

« Je suis fière de toi. Maintenant, il va te falloir choisir une compagne, prends la forte et intelligente, ta tâche est rude, il te faudra être secondé par une alliée sûre. Nous ne nous reverrons plus, je quitte ce monde, mais avant je te confie notre fils Arthur. Il va être Roi d’un autre pays et dans trois mille ans d’ici, les hommes en parleront comme l’homme le plus méritant que la Terre notre Mère n’ait jamais porté. Son Druide/instructeur Merlin l’accompagne, tâchez de faire du bon travail tous ensembles. Adieu ! Mon Amour !

Illustrations : http://bdawn.free.fr

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