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Redevenez ma√ģtre du JEU

"Etre adulte, c’est √™tre seul." - Jean Rostand

samedi 14 avril 2007, par Mireille-Caroline

Se laisser porter par les √©v√®nements apporte un confort. Jusqu’o√Ļ n√©anmoins peut-on accepter que l’on pense pour soi ? A-t-on le droit de s’indigner lorsque l’on s’aper√ßoit qu’on nous manipule ? Ne sommes-nous pas responsables √ part enti√®re d’√™tre les jouets des autres ! Redevenir acteur de sa vie et non spectateur, c’est possible ! Grandir et devenir adulte est plus que souhaitable quand on en a l’√Ęge.

Tu d√©cideras quand tu seras grand !

Les enfants sont de v√©ritables despotes, comportement encourag√© par les parents qui n’ont plus aucune id√©e de ce que signifie ¬« autorit√© ¬ ». Hors les enfants finissent par nous donner l’impression qu’ils savent bien mieux que leurs parents prendre des d√©cisions.
Il y a encore une cinquantaine d’ann√©es, les parents commandaient. Ils ordonnaient et les enfants devaient ob√©ir sous peine de sanctions : ¬« Tu d√©cideras quand tu seras majeur ! En attendant c’est moi qui commande et tu fais ce que je te dis ! ¬ »

Depuis, les psychologues ont fait leur apparition, et les enfants d√©cident avant l’√Ęge mature sans craindre le moindre reproche, ni la plus petite le√ßon de morale. R√©sultat, nous avons une jeune classe tyrannique, et une classe adulte r√©duit √ l’√©tat d’esclavage par leurs h√©ritiers. Depuis une bonne vingtaine d’ann√©es que ce type de comportement s’est g√©n√©ralis√©, nous en ressentons les effets n√©fastes. Dans les transports en commun c’est significatif. Observez les parents avec enfants. A peine entr√©s dans la rame (m√©tro, bus, tram, train) les enfants se pr√©cipitent sur les places assises, bousculant s’il le faut les adultes afin se s’asseoir. Si aucune place assise n’est disponible, ils r√Ęlent. Les parents les font patienter et d√®s qu’un si√®ge se lib√®re, vous entendez : ¬« Vas-y assis toi l√  ! ¬ » Les parents restants debout bien entendu‚€¶ Comme ci il √©tait normal d’√™tre plus fatigu√© en √©tant jeune‚€¶

Le r√®gne de l’enfant roi.

Comment en est-on arriv√© l√  ? Simplement en pla√ßant l’enfant au cŇ“ur des pr√©occupations des parents. Dans les ann√©e 60, lorsque l’on prenait le m√©tro avec nos parents ou grands-parents, si nous avions le malheur de nous asseoir, nous nous entendions dire : ¬« L√®ve toi ! Tu as le temps pour √™tre fatigu√©. Il y a autour de toi des gens qui travaillent, laisse-leur la place‚€¶ ¬ »

Quarante ann√©es ont suffit, pour inverser les r√īles. Les adultes sont cens√©s √™tre en meilleure forme que les enfants ou adolescents. Et cela n’ira pas en s’arrangeant puisque d√®s la naissance on les habitue √ avoir une place de roi. On leur fait prendre les transports sans les sortir de la sacro sainte poussette, l’√©quivalant de la chaise √ porteurs. On les prom√®ne en poussette jusqu’√ 3 ans et plus‚€¶ ¬« Le march√© de la poussette est en pleine extension nous apprend le site ¬« etreenceinte.com ¬ ». Chez Jan√©, ils vous proposent une poussette pour la promenade de l’enfant de ¬« 0 √ 5 ans ¬ »‚€¶

Chaise √ porteur ou pousse-pousse, cet outil fabriqu√© √ l’origine afin de favoriser la promenade des enfants est devenu un instrument de torture pour tous usagers (clients) des transports en communs (except√© les train grandes lignes o√Ļ il faut les plier)

Qui commande et d√©cide ?

Une excellente question que toute personne en √Ęge de voter devrait se poser. On a tellement infantilis√© l’adulte qu’on le voit bien √ travers l’exemple de l’enfant, il n’est plus en mesure d’√™tre acteur de sa vie. Il n’a plus r√©ellement voix au chapitre. Et dans le cas fort peu probable o√Ļ il souhaiterait reprendre les rennes, les services de marketing inventent chaque jours de nouvelles id√©es pour lui en √īter l’envie.

On ouvre les fronti√®res en Europe, on adapte les normes, on les uniformise, et dans la foul√©e on uniformise les comportements. D√©signant ceux qui ont des vell√©it√©s d’opposition, comme r√©fractaires aux changements et par cons√©quent comme des personnes ¬« n√©gatives ¬ ». La culpabilisation et la peur du regard, et des r√©flexions des autres amenant la majorit√© √ se taire. En parall√®le, se d√©veloppe l’esprit de corps, le communautarisme, le corporatisme, le r√©gionalisme, pour √©chapper √ l’Europe on se recentre sur ses homologies et ses ressemblances et on se regroupe par affinit√©s.

Ainsi une fois entr√© dans une case ou un tiroir, il ne reste plus qu’aux dirigeants de l’Europe et des nations qu’√ parlementer avec les leaders des groupes qui eux-m√™mes se montreront force de conviction pour mener leurs troupeaux. Le tour sera jou√© et tout le monde propagera les derni√®res id√©es √ la mode, comme-ci elles √©manaient de l’individu lui-m√™me.

A ce jeu l√ , le serpent finira par se mordre par la queue, seulement ce ne sera pas sans d√©g√Ęts collat√©raux. Les d√©pressifs sont en constante augmentation. Alain EHRENBERG dans ¬« Sant√© mentale et soci√©t√© ¬ » - revue ¬« Probl√®mes politiques et sociaux - avril 2004 ¬ » √©tait arriv√© √ la conclusion que c’√©tait un effet des cons√©quences de la politique apparu dans les ann√©es 68. Que l’individu passant d’une soci√©t√© o√Ļ il √©tait pris en charge √ une soci√©t√© o√Ļ il devait s’assumer √ titre individuel en aurait con√ßu une perte de rep√®res. Hors, depuis le dernier quinquennat, la soci√©t√© √ consid√©rablement √©volu√©e, les interdits et les rep√®res sont devenus l√©gions et le taux de maladies mentales est en constante augmentation. Aucune am√©lioration de constat√©e‚€¶ le coupable n’√©tait pas celui d√©sign√© !

Avec un peu de recul, on constate tout de m√™me que cela fait une douzaine d’ann√©es que la permissivit√© des ann√©es 68 est mise en accusation et que l’on peut lire ou entendre de nombreux t√©moignages r√©clamants plus de s√©v√©rit√©, plus de cadrages, plus de lois, plus de droits, etc‚€¶ En un mot plus d’interdits.

Cependant il n’est venu √ l’esprit d’aucun de chercher qui avait int√©r√™t √ pousser la masse vers cet ab√ģme. Personne non plus pour enqu√™ter sur ces pr√©tendus t√©moignages et souhaits‚€¶ Les m√©dias soumis √ la loi de march√© ont fait leur travail de sape et tout le monde a suivi.

Nous ne r√©p√®terons jamais assez qu’avant d’admettre les id√©es des autres comme bonnes, il faut regarder par rapport √ soi-m√™me si elles sont jouables. Si elles ne vont pas √ l’encontre de la d√©ontologie que vous vous √™tes forg√©s individuellement‚€¶

L’argent dirige la plan√®te, croire que l’on peut devenir riche en travaillant plus, en jouant au jeu de hasard, en ob√©issant obs√©quieusement √ un hypoth√©tique ¬« grand ponte ¬ » est un leurre. R√©clamer son d√ » n’est pas n√©gatif. Refuser de voir que de par le monde d’autres vivent avec moins que nous n’est pas de l’√©go√Įsme, cessez en toute chose de culpabiliser.

Vous √™tes des adultes vous avez l’obligation d’agir moralement comme tel. Ce n’est pas parce que face √ vous il se trouve une personne aux intonations convaincantes qu’il faut la croire. Elle a ses raisons et ses ambitions personnelles pour propager et faire adopter certaines actions. Et ses ambitions ne vont pas fatalement dans le sens des v√ītres.

Nos émotions nous dominent

L’ind√©cision est humaine, mais le manque de r√©flexion et de sens critiques est irresponsable :

- Si vous √™tes en position d’ex√©cutant et que l’on vous demande de faire une t√Ęche qui ne vous s√©duit pas, le probl√®me ne se pose pas, vous √™tes pay√©s pour √ßa. Et encore, v√©rifiez que cela ne va pas d√©valuer financi√®rement votre travail, auquel cas vous serez amen√©s √ n√©gocier un service plus. Qui dit service plus, dit plus cher‚€¶

- Au sein d’un groupe, si vous pensez que ce que l’on dit semble bien, avant d’avaliser et d’adopter le comportement qu’on attend de vous, prenez du recul, REFLECHISSEZ. La bonne r√©ponse doit √™tre ¬« c’est possible ¬ ».

Se prendre en charge moralement n’est pas un droit √©manant d’une l√©gislation, mais une obligation en qualit√© d’√™tre humain. Vous ne pouvez restez des enfant ad vitam √¶ternam. Il y a un temps pour r√™ver et un temps pour mettre les pieds sur terre.

User et abusez du bon sens. Vous avez un cerveau capable de perceptions, de pens√©es, d’analyses, rentabilisez le !

Cessez de laisser les autres penser pour vous. D√©velopper votre pouvoir d’argumentations. Et si l’exercice n’est pas ais√©, il existe des livres pour vous y entra√ģner. Sachez qu’une phrase courte aura plus de port√©e qu’un long discours assommant. Apprenez √ rebondir, √ objecter, devenez positifs dans le bon sens du terme. Ecoutez attentivement ce que les leaders vous racontent, prenez des notes √©crites. Il y a forc√©ment un moment o√Ļ vous d√©c√®lerez des incoh√©rences si leurs buts sont obscurs. Vous aurez l’impression d√©sagr√©able que l’on ne vous dit pas tout. Cessez d’√™tre des pantins. Vous √™tes des adultes prouvez-le !

Pousse toi del√ que je m’y mette

Commencez par ordonner √ vos enfants de rester debout dans les transports s’il y a des adultes qui peuvent s’asseoir. Pensez √ plier vos poucettes si vous pouvez asseoir vos enfants sur vos genoux, √ßa fera de la place √ tous et vous montrerez le bon exemple d’un comportement citoyen √ vos h√©ritiers. C’est vous qui avez d√©cid√© d’avoir des enfants, vous n’avez pas demand√© l’autorisation aux autres, alors assumez votre d√©cision. Vous l’avez voulu, vous l’avez eu !

Savoir assumer ses d√©cisions est d√©j√ le d√©but de savoir s’accepter en tant qu’adulte. C’est aussi sortir du cercle vicieux o√Ļ l’on vous parc comme des moutons‚€¶ L’exemple vient d’en haut et pour vos enfants vous √™tes le sommet de la pyramide. D’autant que la vie va devenir dure, √™tre un bon parent c’est savoir pr√©voir et pr√©parer ses enfants √ faire face aux dures r√©alit√©s de nos vies futures. Armez-les pour l’avenir !


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